DE LA SOCIÉTÉ ET DE LA CONVERSAT -ON
Pages 21 5 et 216, n" 5. — Si Von faisoit — (1689). C^lefs du dix-huitième siècle : a Aronce, M. Perrault. »
Page 21 G, n° 6. — Von voit des gens.. . (1689). Clefs imprimées du dix-huitième siècle : « Contre les précieuses. »
Page 218, n° g. — Arrias a tout lu.... (1694).
Clefs du dix-huitième siècle : a M. Robert de Châtillon , fils de M. Robert, procureur du Roi au Châtelet, où il est lui-même conseiller. Cette aventure lui est arrivée. »
Il avait été nommé conseiller au Châtelet vers 1690.
La Bruyère, i 3o
Page 220, 11° 12. — T entends Théodecte de Vantichambre — (1690).
Clefs du dix-huitième siècle : « Théodecte , le comte d'Aubigné. »
La clef Cochin contient sur lui la note suivante, nouveau témoignage de l'hostilité des contemporains : <r Le comte d'Aubigné, frère de Mme de Maintenon, gouverneur de Berry, fils de M. d'Aubigné qui se sauva de la prison de la Rochelle, où il couroit risque de perdre la tête, par l'intrigue de la fille du geôlier qui lui en donna le moyen. Il se retira avec elle aux îles de l'Amérique, ou il l'épousa. Il en eut encore ime fille. Après sa mort, sa veuve revint en France et maria ensuite sa fille à M. Scarron, dit Culde-jatte, et connu par ses ouvrages comiques. Après sa mort, sa veuve resta sans beaucoup de bien ; mais s'étant insinuée auprès de Mme Colbert, qui avoit soin de l'éducation des enfants du Roi et de Mme de Montespan, elle y fut placée comme gouvernante, d'où elle s'est fait connoître au Roi, et a fait par ce moyen, à l'âge de cinquantetrois ans, la plus haute fortune que femme ait pu faire. Elle est née en i63i. Elle a obligation de sa fortune à M. le duc de Richelieu, qui, après la mort de Scarron, lui donna moyen de subsister, et ensuite l'introduisit chez lui, dont sa femme étant devenue jalouse, chercha à la placer. Elle le fit chez Mme Colbert, où elle avoit beaucoup d'habitudes et qui l'a élevée dans la suite au poste où elle est maintenant. Mme de Monchevreuil y a aussi beaucoup contribué. Elle a eu cle la reconnoissance pour la dernière, et peut-être aussi pour la première. Son premier douaire avec M. Scarron étoit de trois cents livres ; mais faute de fonds, il fut réduit à cent cinquante livres par an à prendre sur la métairie de Fougères, située à Varenne d'Amboise, paroisse de Limeray, relevant des Arpentils, appartenant à M. Nau, lieutenant général de Tours, pour le payement duquel douaire elle est opposante à la direction des biens du sieur Scarron, qui se tient chez M. le Camus de Pontcarré. »
Cette note contient diverses inexactitudes : Françoise d'Aubigné est née en i635; sa mère, qui était fille de Pierre de Cardillac, seigneur de Lalane, gouverneur de Château-Trompette, et de Louise de Montalembert, avait épousé Constant dAubigné à Bordeaux, en 1627. De plus, les chiffres relatifs au douaire de Mme de Maintenon ne semblent pas s'accorder avec ceux que donne une lettre publiée par M. H. Bonhomme dans le Bulletin du bouquiniste (avril 1862). Mais c'est du comte d'Aubigné qu'il s'agit, ou plutôt de Théodecte.
Les lignes qui suivent, empruntées au portrait qu'en a fait Saint- Simon (tome II, p. 53 et 54), expliquent assez bien que le nom de d'Aubigné soit venu se placer à côté de celui de Théodecte : « Mme de
Maintenon , dans ce prodige incroyable d'élévation où sa bassesse étoit si miraculeusement parvenue, ne laissoit pas d'avoir ses peines. Son frère n'étoit pas ime des moindres par ses incartades continuelles. On le nommoit le comte d'Aubigné.... C'étoit un panier percé, fou à enfermer, mais plaisant avec de l'esprit et des saillies et des reparties auxquelles on ne se pouvoit attendre. Avec cela boa bomnie et honnête homme, poli, et sans rien de ce que la vanité de la situation de sa sœur eût pu mêler d'impertinent ; mais d'ailleurs il l'étoit à merveille, et c'étoit un plaisir qu'on avoit souvent avec lui de l'entendre sur les temps de Scarron et de l'hôtel d'Albret, quelquefois sur des temps antérieurs, et surtout ne se pas contraindre sur les aventures et les galanteries de sa sœur, en faire le parallèle avec sa dévotion et sa situation présente, et s'émerveiller d'une si prodigieuse fortune '. Avec le divertissant, il y avoit beaucoup d'embarrassant à écouter tous ces propos qu'on n'arrètoit pas où on vouloit, et qu'il ne faisoit pas entre deux ou trois amis, mais à table devant tout le monde, sur un banc des Tuileries, et fort librement encore dans la galerie de Versailles, où il ne se contraignoit pas non plus qu'ailleurs de prendre un ton goguenard, et de dire très-ordinairemenc le beaufrère, lorsqu'il vouloit parler du Roi. J'ai entendu tout cela plusieurs fois, surtout chez mon père, où il venoit plus souvent qu'il ne desiroit, et dîner aussi, et je riois souvent sous cape de l'embarras extrême de mon père et de ma mère, qui fort souvent ne savoient où se mettre, v
Page 2*22, n° 14. — Il faut laisser parler cet inconnu.... (1689).
Clefs du dix-huitième siècle : a l'abbé de Vassé, » Dans les Notes sur les tableaux t'endus, pillés^ saccagés ou sauvés de mon pauvre château de la Goupillière (p. 78 et 74); Mme du Prat donne raison aux auteurs des clefs, et reconnaît ici « son vieil ami et défunt cousin, » l'abbé de Vassé. (C II a laissé dans la famille, écrit-elle, la ridicule réputation d'un bavard à outrance et d'un vaniteux excessif. . . . A cela près, qui compose une grande foiblesse, ajoute la marquise du Prat après avoir cité le passage de la Bruyère, l'abbé de Vassé étoit la bonté et la vertu mêmes. » — a C'étoit, avait dit de son côté Saint-Simon (tome X, p. 180), un grand homme de bien depuis toute sa vie, qui ne s'étoit jamais soucié que de l'être, mais qui ne laissoit pas de voir bonne compagnie et d'en être fort considéré. »
Il était prieur de l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers. Nommé
I. Conférez la f^ie de Mme de Maintenon, par M. le duc de Noailics, tome II, p. i3.
en 171 2 à l'évêclié du Mans, il obtint du Roi la permission de ne point accepter. Il mourut en 17 16, âgé de soixante-cinq ans environ.
Page 224 j n° 22. — Cléori parle peu obligeamment — (1690).
Clefs du dix-liuitième siècle : « Monnerot de Sèvre. » La famille Monnerot avait à Sèvres (dont le nom s'écrivait indifféremment Sève ou Sèvre) une maison dont il est question dans Tallemant des Réaux, tome IV, p. 433 et 44^, dans la Fie de Colberl (par Sandras de Courtilz), 169$, p. 34, et àd^w^X^i Nouvelle école politique ou Part de voler sans ailes^ Cologne, 1708. — Yoyez sur les Monnerot, p. 484 et 485, note XI.
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Page 225; no 24- — Pour vous, dit Euthjphron — (1692).
Les clefs du dix-huitième siècle, plaçant très-mal à propos sans doute un nom à côté de celui A^ Euthjphron, désignent du Buisson, intendant des finances. Nous retrouverons ce personnage plus loin, p. 5o3, note XXXIV.
Page 22 5, n° 23. — Quelqu'un, suivant la pente de la coutume (1690) .
Clef de 1697 : « Théodème ^ l'abbé de Rubec, qui demeure court en prêchant devant le Roi. » — Clef de l'édition de 1697 • ^ l'abbé de Robe. )) — Clef Cocbin : « l'abbé Nobé. » — Clef de 1720 : a l'abbé de Robbé. s — Clefs suivantes : « l'abbé de Robbe. » — Peutêtre sous ces divers noms faut-il lire le même nom « de Drubec, ï diversement altéré : voyez plus loin, p. 4^9? note X.
Dans l'exemplaire de la Bibliothèque impériale, Théodcme est l'abbé Bertier, sans doute David-Nicolas de Bertbier, qui fut en 1697 le premier évêque de Blois.
Page 225, n° 26. — L'on voit des gens brmques, inquiets, sufjisants (1689).
Clef de 1697 : « l'abbé de Rébé. » — Clefs suivantes : « M. de Harlay, pi-einier président*. »