Tome 11, p
6. « Ctmvenez des vôtres {d('. vos torts) ^ je conviendrai des miens; mais pourquoi les mettre au pluriel? Je n'en eus de mes jours qu'un avec vous. Je suis
CLEFS RT COMMENTAIRES. Viç^
rappelle les promesses jurées de faire sur\ivre l'amouj' à l'amitié ; une lettre en prose et en vers, datée du i®"" janvier 1700, nous le montre offrant encore son amour à son ancienne maîtresse'. On se revit, et bientôt l'on s'aima de nouveau. Après un an d'oubli, Cliaulieu rentrait en grâce, et se vengeait à son tour de son rival ^, donnant
fort colère, vous le savez; j'ét»ns encore fort amoureux, vous le méritez : ma bouche laissa aller quelques paroles aux Tuileries Vété passé, que l'on vous rapporta, dont mon cœur ne fut jamais complice. Quoiqu'il eu soit, je suis prêt de vous en demander pardon à genoux. » (Tome II, p. 196.) — La date de cette lettre ne peut être douteuse: elle est de la fiii de l'année 1699. Il semble qu'à cette époque la beauté de Mme de Boislandry ait reçu une atteinte passagère : « Consultez-vous bien, écrit Chaulieu {ibidem, p. 197), et vous verrez que de toutes les choses du monde, rien ne peut vous faire autant d'honneur que le retour de mon amitié, qui ne peut avoir de raison que vos bonnes qualités : vos agréments ne pouvant au plus ramener que ce bon fripon dont je ne fais phis aucun cas, et dont il n'est plus ici question [Vatiiour). Pour mieux vous le marquer, bien loin d'insulter aux chagrins et aux déplaisirs que vous avez si cruellement essuyés, et que vous méritiez si peu, j'ai partagé vos ennuis, je vous ai plainte, et j'ai condiimné les mouvements secrets de vengeance, qui pouvoieut bien me faire quelque plaisir ; mon cœur s'est trouvé trop vengé, parce que je vous ai trouvée trop malheureuse. » La Lettre pour étrennes ^ écrite le i"'' janvier 1700 (tome II, p. 72), expUque ce passage un peu obscur:
Pour le plaisir de ma vie.
Je te ])rie, Reprends l'éclat de beauté Que Véuus t'avoit oté
Par envie.
r. Lettre pour étrennes^ citée dans la note précédente.