Maître en friponnerie
Je démêlai d'abord la tromperie ; Je me tins coi, et jurai bien et beau De m'en venger avant Pâque fleurie.
[Sur mon rival, qui me croyait hrouillé avec ma maîtresse, pendant que Pétois rdccninmodé avec elle, tome II, p. 1 15 et 1 16. — Chaulieu avait d'abord écrit : Sur L*** [Lassay], qui me crojoit brouillé avec Ma lame Z)***, i>eiidant que, etc.)
Le dimanche des Rameaux était tombé en 1699 le 12 avril, en 1700 le 4 avril. C'était, en effet, avant Pâques fleuries de l'année 1700, c'est-à-dire avant le 4 avril , que Chaulieu avait tenu la promesse qu'il s'était faite : le jour de sainte Catherine, le 24 mars, il envoyait à Mme de Boislandry un
bouquet, c'est-à-dire une pièce de vers, où, oc aiin de tromper L qui étoit
amoureux d'elle, y> il ne parlait que d'amitié, et le lendemain il lui écrivait un madrigal tout dilférent, où se montre l'amant préféré :
Sous le doux nom d'amitié je t'ai fait
Un beau bouquet pour le jour de ta fête....
A m<)n rival j'ai tendu ce panneau. ..
(Tome H, p. 119 et 120.)
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à ses amis attristés le spectacle d'une vieillesse oublieuse de toute dignité ' .
En 1703, il était encore l'ami de Mme de Boislandry*; mais bien qu'il lui parlât encore le langage de la galanterie, l'amitié seule survivait'. C'était le temps où son cœur semble s'être tourné vers la marquise de Lassay, belle-mère de son rival auprès de Catherine.
Le comte de Lassay avait depuis longtemps oublié Catherine de Boislandry quand il se maria (171 1), et Cbaulieu n'était plus qu'un très-vieil ami lorsque Catherine, après quelques mois de veuvage, épousa en secondes noces (171 2) M. de Chevilly, dont elle était la maîtresse depuis 1708 ou 1709^. Après son second mariage, le silence se fait autour de Mme de Boislandry, qui mourut en 1737.