Ibidem^ tome VI, p. 246 et
4. Voyez la « Traduction de quelques épigrammes choisies de Catulle, » puljliée par M. Ludovic Lalanne dans V Appendice du tome VI de la Correspondance de Bussy y p. 609-611.
f). Ibidem, p. 246.
6. Voyez la Correspondance de Bussy, tome VI , p. 122 et t23, ou notre tome I, p, 93, note.
Sévigné avait averti Bussy des ennuis qu'il trouverait à la cour et de l'inutilité de ses démarches; mais elle n'avait pu altérer sa confiance '. Il arrive à Versailles vers la fin de décembre 1687 ; un mois plus tard, il écrit à la comtesse de Toulongeon * : ce Je commence à m'ennuyer beaucoup ici, ma chère sœur. La petite grâce que le Roi a faite à mon fils l'abbé me fit passer agréablement les huit premiers jours. Après cela, la fatigue de la cour, à quoi je ne suis plus accoutumé, l'argent qu'il faut toujours avoir à la main, les longueurs de toutes les affaires qu'on y a me dégoûtent fort d'y faire un long séjour. » Le 19 mars^, il annonce à Mme de Toulongeon que « la patience, l'argent » et elle lui manquant, il va partir et laisser à un de ses amis le soin de solliciter pour lui. Quelques jours après, le 28 mars"*, il rend brièvement compte de son voyage à la marquise de Montjeu, et se montre plus attristé qu'il ne veut en avoir l'air : « Nous nous sommes fort v us M. (Jeannin ?) et moi. Il se porte à merveille ; il m'a trouvé bon visage: un petit air de bonne fortune fait un petit air de bonne santé. Cependant je suis bien las d'être longtemps debout sans sortir d'une place, et de courir le long de ces grands appartements pour se faire entrevoir au Roi. Je ne crois pas être fou, quand je trouve que celte vie ici est bien pénible, et s'il s'y trouve quelques gens heureux et contents, ils sont encore jeunes, riches, et titrés: moi, qui ne suis rien de tout cela, je me trouverois fort misérable d'avoir à y passer le reste de mes jours. »
On le voit, plus de ces lettres joyeuses qu'il écrivait à d'autres voyages pour conter les bonnes grâces du Roi et les empressements des gens de cour. Trois fois il avait demandé au Roi le payement de
1. « Le sujet de votre voyage est triste, lui écrit Mme de Sévigné le 28 juillet 1687; vous trouverez à Versailles peu de disposition à sentir les malheurs des autres ; on n'a que les mêmes paroles à dire ])our découvrir son état, et elles sont si souvent répétées par la plus grande partie des courtisans, que les oreilles y sont accoutumées, et qu'elles ne sauroient aller jusqu'au cœur. Je sais qu'il y a des circonstances dans vos prétentions qui mériteroient de grandes distinctions; mais on n'a pas le loisir de les examiner. En un mot, je meurs de peur que toute votre destinée ne soit malheureuse depuis un bout jusqu'à l'autre. Cependant je ne veux point vous décourager, ni vous paroître un oiseau de mauvais augure. » Puis elle lui recommande de prendre les conseils de l'évêque d'Autun, M, de Roquette, comme avec l'espoir qu'il le détournera de son voyage [Correspondance de Bussy, tome VI, p. 85, et Lettres de Mme de Sévigné, tome VIII, p. 72). — Corbinelli cherche à atténuer ce qu'a dit Mme de Sévigné, et cependant, dit-il, sa lettre « est un récit en abrégé, mais véritable, des mœurs du pays dont elle parle. » [Correspondance de Bussy ^ ibidem, p. 8(j. Conférez p. 90, 96, 98 et 99.)