I. Besons ne devint maréchal qu'en
'yjG APPENDICE.
du Fourbi' (voyez notre tome 1, p. 480) une allusion directe aux le Camus; quatre ans plus tôt, devançant la Bruyère, Louis Petit avait déjà raillé
Un de ces beaux Messieurs, fils d'un vendeur de sarge,
improvisant ses armes de la même façon :
Il ne lui manquoit plus qu'un peu de qualité. Sur une vieille tige il fut bientôt enté : Avec l'or on fait tout. Ses armes on prépare, F.t vous allez entendre une chose assez rare. L'enseigne de son père étoit un lion vert; Aussitôt l'écusson d'argent se vit couvert ; Un lion de sinople ensuite l'on applique Sur ce champ argenté, mais lion magnifique, Mais lion lampassé, rampant, ongle, gueulé : Ce qui sentoit beaucoup un noble signalé'.
Page 166, u" 6. — Il suj'jit de n'être point ne dans une ville (1687.)
Les exemples de gens qui , venus de la campagne , avaient été a crus nobles sur leur parole, » abondaient sans nul doute a la cour. Saint-Simon en cite un parmi les gentilshommes de la garde-robe du Roi : le marquis de la Salle, dont nous parlerons ci-après, p. SpS, note XVIII. Ce marquis avait pour grand-père un sabotier, qui, « étant devenu à son aise, » avait acheté « une petite terre qui jamais n'a valu mille écus de rente..., dans la lisière de la forêt de Senonches qui s'appelle la Salle. » On y fit a un petit castel de cartes, » et la famille en prit le nom. Voyez, les Mémoires de Saint-Simon, tome X, p. 267.
I. Discours satjrriques et moraux, 1686, in- 12, satire 11, p. 16. — Dans ^a Comédie de la Bruyère (tome I, p. iSa), M. Fournier cite, d'après les Mémoires de Boisjourdain , postérieurs à l'époque où nous sommes placés, une famille qui avait tiré de son enseigne, non pas ses armoiries, mais son nom même: « Mme de Veni, dit Boisjourdain, est originaire d'une famille de petits marchands deRiom en Auvergne, dont la boutique avait pour enseigne le Saint- Jvsprit, avec la prière pour légende : Feni, sancte spiritus. Eu changeant leur nom de commerce, ils ont pris pour nom le premier mot de cette prière : Feni. -a {Mélanges historiques , satiriques et anecdotiques de M. de B... Jourdain , écuyer de la grande écurie du Roi (Louis XV), tome II, p. 465 et 466.)
Pages i()(i et 167, n° 8. — Les grands — se moulent sur de plus grands — (1694-)
Clefs du dix-huitième siècle : a Allusion à ce que feu Monsieur', pour s'approcher lie Monseigneur le Dauphin, ne vouloit plus qu'on le traitât d'Altesse RoYidey mais qu'on lui parlât par Vous, comme l'on faisoit à Monseigneur et aux enfants de France. Les autres princes, à son exemple, ne veulent pas être traités cVJltesse, mais simplement de Vous. »
« Gaston, frère de Louis XIII, dit à ce sujet Saint-Simon (tome VH^
p. 174), prit le premier VJltesse Royale C'est le seul fils de France
qui l'ait pris. Monsieur, frère de Louis XIV, le dédaigna parce que les filles de Gaston l'avoient pris avec le rang de petites-filles de France, quoique Monsieur leur père et Madame sa seconde femme l'aient conservé toute leur vie. Ainsi Monsieur, frère de Louis XIV, le fit prendre à ses enfants, et se seroit également offensé qu'on le lui eût donné ou qu'on Teiit omis pour eux. Tout le monde, même princes et princesses du sang, l'ont toujours donné aux filles de Gaston et aux enfants de Monsieur en leur parlant, sans en faire aucune façon. »
Peut-être les princes de Condé négligeaient-ils d'exiger VJltesse Sérénissime : la Bruyère donnait très-souvent ce titre au grand Condé dans ses lettres, comme nous le verrons; mais beaucoup de ses correspondants, ceux surtout peut-être qui étaient de sa maison, comme Gourville, usaient avec lui d'une assez grande fiimiliarité.
Page 167, n° 9. — Certaines gens portent trois noms..,. (1689.)
La multiplicité des noms au dix-septième siècle introduit quelque confusion dans les récits du temps. Les noms de fa;iii!le, les noms de seigneurie et les surnoms foruiaieiit une telle diversité d'appelhitions dans les familles, que le rédacteur de la table de la Gazette de France, au dix-huitième siècle, avait cru devoir dresser et publier une table supplémentaire des noms et surnoms qui permît de reconnaître et de rattacher à la même famille chacun de ses membres.
IjCS clefs ont placé un certain nombre de noms à côté de cet alinéa,