‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 132 sur 875 · I. — - Pronoms fkisounbls · texte numérisé non relu

I. — - Pronoms fkisounbls

Vojec, au Lexi^ue^ H, Tu, Ii., Sk, Soi.

i« Emploi des cas indirects :

Ce in*ett une chose toujours nouTelle de contempler arec quelle §ênàà les hommes traitent d'autres hommes. (II, 61.)

La neutralité entre des femmes qui nous sont également amies.... ca i\n point diOlcile. (I, 188.)

Un fils qui lui Tient de naître. (I, 7I.)

S*il lui meurt un petit chien. (I, 74O

Le mariage, qui dcTroit être à T homme une source de tous les 1mm, lui est souvent, par la disposition de sa fortune, un lourd fiurdeau.(I| s6S*)

[II] est hors du péril.... de condamner une action dans un parai ùêê, ci dans toutes les circonstances où elle lui sera un jour inéTÎtable. (II, 110.)

Il fait de fausses ofires,... qui /laisont.... ime occasion de aire dëi demandes exorbitantes. (I, 37$^

Ce ne scroit pas être en vain sur la terre, ni lai être un fiurdeau inutile.

Je crus.... qu'il ne seroit pas inutile de lui distinguer («u publie) li première augmentation par une autre (marque) plus simple. (I, 1 10.)

Un tissu d énigmes leur seroit une lecture divertissante. (I, ia4.)

Un homme de talent..., s*il.... est.... d*un bon commerce, il lier est (aux jeunes gens) une leçon utile. (II, 94* voyez iMem^ /. 4«)

Ce leur est assez. (II, i53.)

n^ II, lr, au sens neutre :

Goûtez bien cela ; il est de Léandre, et il ne me coûte qu^un grand merci. (I, 194.)

Ce qui se lit entre les deux étoiles n*est pas dans le grec, où le sens est interrompu, mais il est suppléé par quelques interprètes. (I, 69, noie 6.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. xli

Tous les temps ne sont quVn instant, compara à la durëe de Dieu.... S^7 est ainsi,... qu^ est-ce que le court de la ne d*un homme? (II, 171.)

Parler sans cesse à un ffrând que Ton sert, en des lieux et en des temps où il convient le moins. (I, aïs.)

Ca ëtë autrefois mon entêtement, comme il est le Tôtre. (1, 941.)

Epouser une veuve, en bon François, signifie £aire sa fortune; Û n*op^ pas toujours ce qu'<7 signifie. (I, 965.)

Ce qu^il sait bien qu*i7 lui sera demande, et qu^îl ne veut pas octroyer.

<x Diseurs de bons mots, mauvais caractère 0 : je /« dirois, s*// u*avoit

été dit. (I, 33o.) J*ai dififéré kle dire, et j'en ai souffert ; mais enfin ii m'échappe. (1, 189.) On ne sauroit en diminuer la réputation (la réputation de mes écrits) ;

et si on U fait, qui m'empéchei-a de ie mépriser? (II, 108.)

Le est prU de même au sens neutre quand il se rapporte à un adjectif ou à on particijie, qu*ils soient, ou non, employés substantivement :

Il est habillé des plus belles étoffes. — Le sont-elles moins toutes déployées dans les boutiques? (I, iSg.)

Les belles choses le sont moins hors de leur place. (II, 171.) Cela ne s'appelle pas être grave, mais en jouer le personnage ; celui qui songe a U devenir ne le sera jamais. (II, 93.)

Liés fourbes croient aisément que les autres le sont. (II, 90.) Une troupe d'excommuniés (les comédiens), qui ne le sont que par ie plaisir qu'ils leur donnent (aux chrétiens). (II, 173.)

On pourrait encore expliquer le pronom par le neutre eelm^ dans Tezemple soivant, où il se rapporte à Tidée rendue par un nom pluriel :

Les enfants des héros sont plus proches de Tétre (d'être héros) que les autres hommes. (II, 199.)

Ce Tryphon qui a tous les vices, je l'ai cru sobre, chaste... : je le croirois encore, s'il n'eût enfin fait sa fortune. (I, 969.)

U faudrait dans ee dernier exemple deux le (ou p1ut6t le et tel] pour marquer le <loubIe rapport à Trjrphon et aux adjeeti£i sobre^ chaste,

3^* Rapport des pronoms de la 3' personne à des noms employés d'une manière indéterminée :

S'il (un homme d'esprit) a de la laideur, elle ne fait pas son impression. (II, 94.)

La présomption est qu'il a de l'esprit, et s'il est vrai qu'il n'en manque pas, la présomption est qu'il fa. excellent. (IL ii3.)

Ce ne sont point.... des maximes que j aie voulu écrire: elles êont comme des lois dans la morale, et j'avoue que je n'ai ui assez d'autorité Jii assez de génie pour faire le législateur. (I, m.)

Ceux qui écrivent par humeur sont sujets à retoucher à leurs ouvrages : comme elle n'est pas toujours fixe..., ils se refroidissent bientôt pour les expressions et les termes qu'ils ont le plus aimés. (I, 118.)

Tout est tentation à qui la craint. (I, 180.)

L'un a raison et l'autre ne /'a pas. ([,996.)

Si celui qui est en faveur ose s en prévaloir avant qvL elle lui échappe....

Si vous êtes si touchés de curiosité, exercezwa du moius en un sujet

«oble. (I, 317.)

Il n'y a personne au monde qui ne dût avoir une forte teinture de philosophie. Elle convient à toiit le monde. (II, 63.)

Ils.... en dirent tant de mal (de cette harangue), et le persuadèrent si fortement à qui ne l'avoit pas entendue.... (II, 44^0

xLii LEXIQUE DE LA BRUYÈRE.

Il a les Yeux ouTerts tar tout ce ^ ^T'^t P^^**^ afabaye, pour U» demander. (I, 307.)

Il n*7 ■ pat liai de relevar l« cscapUt om U rsprémte «a smb pirtem Aê Vimiefini iM :

Un homme de la cour qui n'a pat un ataes beau non, doU Fcotewlir tout un meilleur ; mais l'u Ta tel au*il oie le porter, il doit mlan ioûan qu*il est de tous les noms le plus illustre. (I, ooS.)

D^un vilain homme. -— Ce caractère suppose toujours dans vn howwr une extrt^me malpropreté.... Vous le rerres quelquefoia tout com^ert éf lèpre.... (I, 70.)

Dans la phrase suirante, il 7 a passage du sens général an sens

On le Toit tantôt, pour s'exercer au javelot, /• lancer tout un joor eoitre rhomme de bois, tantôt tirer de l'arc, etc. (I, 86.)

4* Rapport à des pronoms indéterminé :

Si quelqu^un se hasarde de lui emprunter quelques Taaet, il les im rrfuse souvent. (I, 69.)

Chacun.... croit penser bien... ; il en est moins fiiToraUe m cdoi fà pense.... aussi bien que lui. (U, 934<)

S"" Nous, vous, se rapportant Ik on, ou pris au même sens iadâerminé que ce ])ronom :

L'on aime à être vu, à être montré, à être salué, mteie des inconnu : ils sont fiers s'ils l'oublient; Ton veut qu'ils lums devinent. (II, 36.)

Le poème tragique 9ctu serre le cœur dès son commenoement, wttt laisse u peine dans tout son progrès la liberté de respirer et le tensps àf pout remettre, ou s'il pmu donne quelque relÂche, c*est pour wcmM lenloager dans de nouveaux abîmes et dans de nouvelles alannes. (I, i38.)

fies exemples saîmnto bous moatreat na emploi aaalogiie des pMaaHi&^ soît a^P** tifii soit pronoms :

I^ meilleur de tous les biens, s'il y a des biens, c'est le rep«M, la letraitr, et un endroit qui soit som domaine. H, 3a6.)

Vivre avec ses ennemis comme s'ils dévoient un jour ôtre têog «waîa^ et vivre avec nos amis conmie s'ils pou voient devenir nos ennemis. (1. ao8.)

Il semble qu'aux âmes bien nées les fêtes, les spectacles.... nip|uroeliffal et font mieux sentir l'infortune de nos proches ou de noi amia. (II, 38.)

L'on ne trouve rien de bien dît ou de bien fait que ce ^pii part des siens, (I, ^76.)

Si, content du iien, on eût pu s'abstenir du bien de ses roiains, onavoit pour toujours la paix et la liberté. (I, 368.)

6* Omission du pronom :

Comme les hommes ne se dégoûtent point du vice, il ne fiiut pas se lasser de leur reprocher. (I, io5.)

De le leur reprocher^ dans les éditions de Coste et dans plasienn éditions Ils.... ont plus d'esprit que ne porte leur condition. (I, 349*)

7^ Pronom surabondant. Voyez d-après, p. lx, Pi^oxaske, i*.

8» Eîï, Y. Voyez au Lexique,

9' Construclion des pronoms personnels. Voyez ci-aprèa, p. i,xit, »•.

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