XVI. — Construction
«■fan an Lunquej particulièrement dans les articles consacrés aux relatifs, aux tions, aox conjonctions, maint exemple de constructions remarquables que noui BdauoBS pas lei.
Mace du sujet ; inversion :
■Vivons à donner de cette sorte d*inTersion que des exemples tout réguliers, dn toor înterrogntif qui rend Tidétf de si :
troupe de masques entre dans un bal : ont-ils la main, ils dnnrte^t-on à leur porte pendant qu'ils dînent, ils sont attentifs et eu-
da neutre i7, représentant, en tète de la ]>hrase, le sujet rejeté après le
avance déjà sur le thràtrc tP autres hommes^ qui ront jouer dans inie pièce les m^mes rôles (I, 336 et 337);
! lit.... dans ce traité des phrases qui ne sont pas achevées (I, 3i) ; otfiiitle théâtre, ces empressés^ les macbiiies, les ballets.... (I, i34.)
Place des régimes :
L aqurès da verbe ; noos avons déjà donné plus haut, p. lxx, a*, deux exem-
•atoar.
Bièmct Bodes que les hommes suivent si volontiers pour leurs per-
I, ils affectent de les négliger dans leurs portraits. (Il, 149.)
Lxiv LEXIQUE DE LA BRUYAhE.
Un homme de mMte le donne.... un joli tpeetaele, lonane la n ]>lace à une assemblée, ou à un tpectadei dont il ûÊt rafnté, il Is rmt aecorder à un homme qui n*a point d*jeux pour Toir. fl, 3sx.)
De maximes, ili ne •'«• chargent pat; de principes, enc«>re moiBi, \l, 359.)
Des fables, nous em sommet au huitième lin«. (II, 478-)
Qui, d'an homme ou d*une femme, met davanta^ du tien dans cette rupture, il n*est pas aisé de iê décider. (I, aoi.)
Daiit eette derniers phnse, le U»«r est semblsble, mats fa pronom iê j rtftimiii toute urne proposition préeédente serrant de fcgÎBie è décider»
ImPWtÙM dm régime imdireei s
De bien des gens il n*/ a que le nom qui Taie {sk) quelque chose.
(I, i5i.) Qui a TU la cour a tu du monde ce qui est le plus beau, le plus tpé-
cleux et le plus orné. (I, 387.)
Construction des pronornSf régimes directs cm imdirccU dFmm im/imsHffmi îm^mèsu dépend, soit d'un autre perhe, soit de tm ^/msitiem poor SÊceonsfmgméê énim még/Htism:
J*espère toujours qu'il Us pourra Taincre. (I, 379.)
Le lecteur peut les condamner, et Tauteur Us doit proscrire. (I, 106.)
Je ne le puis souffrir. (I, 87.)
Il faut encore le Touloir fau«. ^I, io8.)
Se Toudroient^ib donner pour irréprochables ? (I, a69,)
Tel homme.... ne se peut définir. (II, 18.)
Je ne sais.... comment se peuTcnt condore les mariages. (II, so.)
Les objets qui Ud pourroîent nuire. (II, 968.)
Un fils qui Ud rient de naître. (I, 73.)
L*on n'en peut plus douter. (I, 8s.)
Celui qui en est le maître (d*une maison) et qui en peut disposer. (1, 4S.)
Montrant à ceux qu*il rencontre ce qu il rient d*acheter, il les corne en riant den Tenir manger. (I, 57.)
Il y a des endroits dans FOpén qui tm laissent désirer d*autres.(I, i33.)
Dans la 3* édition senlement; dans les autres : « qoi laiisent en désirer ».
j!.tre continuellement aux prises aTcc soi-même pour ne tm pas craindre (la mort). (II, sS.)
Il a.... besoin dXTorts pour ne les pas trop dédaigner. (I, 169.)
3® Place des adjectifs et des adverbes :
On passeroit en d*autres diocèses pour être hors de la portée de kar voix et de leurs familières instructions. (II, 2s3.) Commander de rieux et expérimentés capitaines. (I, 383.) Je riens d'entendre.... une grande rilaine harangue. (II, 44 x*)
de penser, et d écrire ce qu u pense, 1 art de lier ses pensées. (II, 44s.)
Les stoïques.... n'ont presque releTé aucun de ses foiUas (desfiuUn de rhomme). (II, 4*)
Voyex, au Lext^e, les articles Snrb (les deux derniers eiemplee), Smu8nnr« Ss^ TUT (le i**' exemple). Maux (p. 9S4, /. i3].
4^ Place des pronoms relatifs et de où^ que^ coojoiictioas :
Vojex, aa Lexique, Qm, Qui.
Une femme surTient qui n^est point de leurs plaisirs. (I, S77.) Ce temps arrive, qui nous surprend encore dans les désirs, (il, 19.) C'étoit.... un contre-temps de demander sa part prématurément, et lorsque le festin étoit résolu, auquel on pouvoit même être inrité. (1, 60,
ijotc a.)
IlfTRODUCTION GRAMMATICALE. i.xy
Une penonne de mérite.... est une fleur qu*on ne désigne pat par la
MMileur... ; Tone des grâces de la nature... ; fut est de tous les temps...;
pm nos pères ont estimée...; à qui le dégoût ou Tantipathie de quelques-
Bu ne sauroient nuire : un lis, une rose. (TE, i45.) n.... Ta dans la rue se soulaiger, o& il est mordu d*un chien. (I, 63.) Faire beaucoup plus apporter de TÎn dans un repas f ii^on n'en peut
ix>ire. (I, 6i.)
5* Rejets plus ou moins remarquables :
U.... ne paroît guère dans une assemblée publique qu'arec une Tieille robe et toute tachée. (I, 71.) n fidt déplier sa robe et la mettre à l'air. (I, 37a.) Pour peu qu'il j £use languir quelqu*un et se morfondre. (I, 147.)
& Appositions de participes et d'adjectifs :
Ce cni'on ne Toroit plus que dans les ruines de l'ancienne Rome et de la vieille Grèce, Jerenu moderne, éclate dans nos portiques et dans nos [kériatyles. (I, 117.)
Je..., ne rère du matin au soir que.... à hii rendre ses études moins iBièrea, préTenu d'ailleurs que ce sont là tos intentions. (II, 494-)
Sans une grande roideur et une continuelle attention à toutes ses paroles, on est exposé à dire en moins d'une heure le oui et le non sur une même chose ou sur une même personne, détenniné seulement par un esprit de société et de commerce. (II, gS.)
Ménalque est surpris de se Toir à genoux sur les jambes d'un fort petit homme, appuyé sur son dos, les deux bras passés sur ses épaules. (Il, 9.)
Affmji^ etc., M rapporte è Mimalquê,
Fonssé par le jeu jusques à une déroute unirerselle, il faut même que Ton se passe d'habits et de nourriture. (I, 270.)
Lea oifficnltés.... on les commentateurs et les scoliastes eux-mêmes de- OMorent court, si fertiles d'ailleurs, si abondants et si chargés d'une raine rt fiMtneuse érudition. (II, io3.)
pDur les appotitioiif de sobstantifii, voyes ci-dettiu, p. xxxT et xxxn.
9* Changements , interruptions et mélanges de tournure, anacoluthes :
Tojei ci^daiiui, XD, Raamx, p. lt-lto.
U T a une philosophie.... qui nous égale, que dis-je? qui nous place pins naut que les riches. (II, 109.)
La source.... de tant et de si grands éyénements. (II, 458.)
Ce spectacle.... paroît animé et agir de soi-même. (I, i54.)
On le reroit paroître arec un Tisage exténué et d'un homme qui ne se néaafe point, (il, 1S7.)
Ce qu il / a jamais eu de mieux pensé, de mieux dit, de mieux écrit, !t penft-être d'une conduite plus délicate, ne nous est pas toujours venu le irar fund (du fond des grands). (I, 34 j.)
Que de dons du Gel ne faut-il pas pour bien régner 1 Une naissance mgnste... ; se iaire jamais ni menaces m reproches... ; l'esprit facile, inûmant...; être secret toutefois, profond...; du sérieux et de la gravité ianf le publie... ; punir séTèrement les yices scandaleux...; de grands taents pour la guerre; être vigilant, appliqué, laborieux... ; une puissance tAs MSolniT.. ; au milieu d'ennemis couverts ou déclarés, se procurer le oisîr des jeux... ; un génie enfin supérieur et puissant... : ces admirables rerlas me semblent renfermées dans l'idée du souverain. (I, 388-391.)
Je leur avois balbutié la veille un discours où il n'y avoit ni style ni
Là Bauxiu. m, a s
LXYi LEXIQUE DE LA BBUTÉHB.
sens commun, qui ëtoit rempli d^extraTaguioet, «t une Traie tatire. (II,
441.) Je demande : la pitié, la libéralité, la maanifieoioe, lont-ee les iroto»
d*un homme injuste? ou plttt6t si la oiaarrene et la vanité ne eont pat la
cautet de Tinjustice. (II, ix».)
Tout genre d'écrire reçoit-il le sublime, ou t^il n*j a que les gnmdi sujets qui en soient capables ? (I, i440
Voyes an Lexiqtu, Si interrogitil^ p. 3S7.
Qui sait parler aux rois, c'est peut-être où se termioe toute la piudoce et toute la souplesse du courtisan. (I, 3i9.)
La 5* édition, la première oà ee pMMgv ait para, mel «a poiat dSaienugeliaa «près les mots : « Qui aait parier «n rois •• Dhh les soivnaes, crae la iligahi k tour : fui sait parier ^ teinble être réqoÎTaleBt de smveir fmriêr»
Dëclarerai-je donc ce que je pente de ce qa*oii appelle dans le monde un beau salut, la décoration souvent profime..,, qnelqaHm monté tor vas tribune qui j parle fiuoûlièrement? (U, 171.)
Un homme chagrin.... se plaint.... de celui qui a écrit on parlé pov lui, de ce qu*il n*a pas touobé les ineillean laoyeiit de sa eanae. (I, 68.)
L*on saura c^ue le peuple ne paroiisoit dans la Tille que pour t paMr arec précipitation : nul entretien, nulle familiarité ; que tout 7 Àoit fin rouche. (1, a3 et i40
Il ne manque.... à Toisi^eté du sageouW meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s*appelât tiaTailier. (I, 1 54 et i5S.)
Le ehangement de toor est elKptiqoe : « et eeei, k satoir que médilar.... i^apptlât, ete. »
Je ne m*étonne pas que des hommes qui s^appnient rar un atome cbiecellent dans les moindres efforts qu'ils font pour sonder la rérilé, ■ a«ee
elle est difficile à assourir. (II, i38.)
Il n'y a point de rice qui n*ait une fausse ressemblance arec quelque Tertu, et qu'il ne s*en aide. (I, ii3; Toyex ibUleniy note i.)
La jalousie et T émulation sVxercent sur le même objet. .., avec odte difl'érence que.... celle-là.... est un mourement riolent... ; qu'elle tu méat jusque» à nier la Tertu dans les sujets où elle existe, ou qui forcée de la reconnoîtrc, lui refuse les éloges, etc. (Il, 40.)
Dam cette phrase, déjà citée à Tartide Qui, il y a aans doute um ntglIgeaflB qa'ea •*étonne de Toir maintenue dans toutes les éditioiis. Le sens parait damaader : ■ oa •que forcée de la reconnaître, «l/« lui refiise, ete. »
J'ai dû marquer les caractères des uns et des autres (des Tertnenz et des vicieux), et ne me pas contenter de peindre les Grecs en général, mais même de toucher ce qui est personnel, et ce que plusieurs d*entr'enx paroissent aroir de plus familier. (I, 34*)
Le de placé derant tomeker et qui frit dépendre cet iafinitif du Tsbe ^^atm^lit% est, quoique consenré dans toutes 1m éditionf, une UiadTertanee, et noas PaveasaBr* que, aux Addition* et Corrections^ comme derant être efiacé.
B* Périodes (vojes ci-dessus la Préface^ p, xxti et zxm).
ljt% longues périodes n*abondent pas chei la Bruyère. Cependant il ne ae ka idterdit ]).-is. On en trouvera deux exemples assez frappants, de 14 lignée chacoa, dès k dél)tit du Discours sur Théophraste^ l*un à Ui page 9 du tome I : « Car sans m'étcB* dnr.... difUciles à contenter » ; l'autre à la page 10 : « Les fenunes an contraire.... de leur purtéo ». Duni« la Préface du Discours à P Académie^ deux phrases, l'une de piaf <Ie la li^joe , l'au'.re de 18, remplissent toute la page 448 do tome II ; une de mtmt
INTRODUCTION GRAMMATICALE. lx^i
nombre
uns des
^ - w , - » „ Quand
doae il t'est glissé... : vodà Is règle ». Yoyex encore, tome II, p. 40, second alinéa.