XVII. «— OBSBRTÂTIOlfS DIVERSES
On B*éTÎtait pas autrefois les répétitions de mots avec cette sorte de purinne dont besBconp d'écnrains se piquent aujourd'hui. Cependant il n'y a pa<, crojons-nous, flxeès de sérérité à regarder comme oies négligences la plupart des exemples qui suivent da retour d'un m^me mot, soit dans un seul et même sens, soit dans des sens divers :
Ils veulent qu*on leur explique.... quelle diffërenceie troupe entre la Taleur, la force et U magnanimité ; les vices extrêmes par le défaut ou par Fezcès entre lesquels chaque vertu se trouve placée. (1, 11.)
Certains poètes sont sujets, dans le dramatique, à de longues suites de Tcn pompeux qui semblent forts, élevés, et remplis de grands sentiments. Le peuple écoute avidement, les yeux éUvés et la bouche ouverte, croit que eèU loi plaît. (I, 11 5.)
Bien des gens vont jusques à sentir le mérite d*un manuscrit qu'on leur lit, qui ne peuvent se déclarer en sa faveur, jusques à ce qu'ils aient vu le eoart qu*il aura dans le monde par Timpression. (I, 119.)
Un homme de mérite se donne.... un joli spectacle ^ lorsque la même place à une assemblée, ou à un spectacle^ dont il est refusé, il la voit acecxrder à un homme qui n*a point d^yeux pour voir. (I, Ssi.)
Un homme d*esprit n*est point jaloux d un ouvrier..., ou d'un statuaire qui vient d'achever une belle figure. Il sait qu'il y a dans ces arts.... des outils à manier dont il ne connoit ni l'usage, ni le nom, ni la figure,
PTimagmant pas dans tous les hommes une autre fin de toutes leurs ac» dont que celle qu'il s'est proposée lui-même toute sa vie. (II, 108.)
Garder sa place soi-même pour le salut, savoir les êtres de la chapelle, oonnoître le flanc, savoir où 1 on est vu et où Ton n'est pas vu. (II, i5i.)
Le prédicateur.... doit.... tirer son discours d'une source commune^ et où tout le monde puise ; et s'il s'écarte de ces lieux communs il n'est plus populaire, il est abstrait ou déciamateur, il ne prêche plus rÉvangilc. Il ii*a besoin que d'une noble simplicité, mais il faut l'atteindre, talent rare,. et qui passe les forces du commun des hommes. (II, aSi et a3a.)
Jrai rebattu les généalogies que Je lui ai déjà enseignées, et vais entrer dans celles des maisons de Saxe, Lorraine, Hostcin, Savoie, et peu d'autres qui sont entrées dans votre branche de Bourbon. (II. 4yS.)
Un prédicateur devroit faire choix.... d'une vérité unique..., la manier à fona et l'épuiser; abandonner toutes ces divisions si recnerchées, si retownées, si remaniées et si différenciées. (II, a35.)
Théognis est recherché dans son ajustement^ et il sort paré comme une femme ; il n'est pas hors de sa maison, qu'il a déjà ajusté ses yeux et son TÎMge. (I, 356.)
Les exemples suivants offrent des répétitions, pour la plupart inutiles, d'une mime idée en diflerents termes :
Que.... les uns soient riches et ]es autres /^autr^i et indigents, (II, «76.)
* ') et
\otifs tlXtg raisons des électeurs.... pour Texclure (François I] lui préférer Charles-Quint. (II, 499.)
lit en sont émtu et touchés au point de, etc. (II, aa6.)
Les vieillards sont galants, polis et civils, (I, 3a^.)
Le plus brillante fortune ne mérite point.... m les petitesses où je me inrprends, ni les humiliations^ ni les hontes que j'essuie. (I, 3a6.)
Lxviii LEXIQUE DE LA BRUYÈRE.
hic jus et les sauces lui dégouttent du menton. (II, 55.)
Dans les trois phrases qui soirent, la Bmyère jooe sur les mots et prend on méoe terme dans des sens divers :
Par cette élévation de Saturne, élepex Tous-méme.... votre imagination à concevoir quelle doit être Timmensitë du chemin qu^il parcourt. (II,iHi.)
La cour est comme un édifice bâti de marbre : je reux dire qu'elle est composée d'hommes fort durs, mais fort polis, (I, 299.)
L'on expose sur une carte ou à la fortune du dé la sienne propre.
Emploi de nom abstrait :
Une physionomie.... confuse, embarrassée dans une épaisseur de cheveux étrangers. (I, 3i8.)