DANSE
Un homme de ce caractère (un coquin) entre sans masque dans une danse comique. (I, 46; voyez ibidem^ note i.)
DARDER, absolument :
Une grande statue de bois qui étoit dans le lieu des exercices pour spprendre à darder, (I, 86, note a.)
DAVANTAGE, de plus, le plus ; davantage qui :
Qu'ajouterai-je davantafj^e? (II loa.)
Les langues sont la clef.... des sciences, et rien dapomtaga, (II, 85.)
Les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent iAh pontage par la compassion dans celle d'autrui. (II, 38,)
Les endroits qui paroissent admirables à leur auteur, où il ae cm^plsit davantage. (I, a36.)
Voyct I, 1 1, /. a5; 1, 191, /. 16; II, 35, /. 10 et 1 1; II, a4i, /. 9; II, 467,*!. 3; IL 4lt^ /. ta.
Il n^y a rien qui mette plus subitement un homme à la mode cl qm k soulève davantage que le grand jeu : cela va du pair avec la cn|Nik. (11,144.).
Ce qu'ils ont de vivacité et d'esprit leur nuit davantage qae ne fiût à quelques autres leur sottise. (I, aa6.)
Voulez-vous être rare? Rendez service à ceux qui dépendent de vous:
E] DE LA BRUYÈRE. 8i
yiu le ferez Japanta^e par cette conduite que par ne tous pas laisser >ir. (I, .48.) ▼oy«m I, as, /. 4 «t 5; I, a68, /. a; I, a8i, /. ai et aa; I, 3o7, /. 3 ; H, 75, ». «.
DE, pr(?po8ition (voyez Dont, En).
I* Dsy construit après des noms :
II.... accuse le mort,... lui refuse Péloge tTun homme sërère et laboienx. (I, 3ai.)
Carro Carri débarque arec une recette qu^il appelle un prompt reaède.... LVmulation de cet homme a peuplé le monde de noms en O et
n I- (D, 199.) Une femme ^une seule nuit. (I, 393. J Un homme de la yille est pour une reùime de province ce qu^est pour
ine femme de rille un homme de la cour. (I, 178; voyez I, 391, /. ai.) Let femmes de la ville. (I, 276 ; voyez I, 292, /. 7.) Donner une poignée d^herbes aux bètes de charrue. (I, 4a.) La prévention du pays, jointe à Torgueil de la nation, nous fait oublier
pe la raison est de tous les climats. (II, 88 ; voyez I, 363, /. 3.) n T a un temps où les filles les plus riches doivent prendre parti... : il
«■aUe que la réputation des biens diminue en elles avec celle de leur
leânté. (l, 189.) n entre avec eux en société des mêmes amusements. (II, 68.) n préfHe.... sa propre satisfaction à Tutilité de plusieurs et au zèle de
A vérité. ^I, 108; ^oyez I, 34a, /. 7; II, 17a, /. i.) Qa*est aevenue la distinction des casques et des heaumes? (Il, 16S.) La différence qu*il y a des éloges personnels aux caractères qui louent.
Quelque rapport qu'il paroisse de la jalousie à Témulation, il y a entre Iles le même éloignement que.... entre le vice et la vertu. (II, 40.)
Quelle plus grande honte y a-t-il «Tétre refusé d*un poste que Von méitie, ou a y être placé sans le mériter? (I, 3 14.)
9* De, construit après des adjectifs :
S*îl est vrai que Ton soit riche de tout ce dont on n*a pas besoin, un tomme fort ricne, c'est un homme qui est sage. (I, a6i.)
▼oyex ei-après, 4*^ la* exemple, riche de dans un autre sens.
Tel, avec deux millions de rente, peut être pauvre chaque année de tinq cent mille livres. (I, a6i.)
Toyes PrIt.
3* Dr, construit après des verbes ou des participes :
a) Devant des noms ou des pronoms :
Dea gens de Tun et de l'autre sexe.... accourent de toute une ville à ce
^leetacle. (I, a93.) On le voit.... disputer avec son valet..., vouloir d'abord apprendre de
ni, te mettre ensuite à Tinstruire. (I, 86 ) Ceux-là portent les armes pleines, ceux-ci brisent ^un lambel. (I, a8i.) L*on avoit à choisir des dés, des cartes et de tous les jeux. (ï, !»a.) n se joignit à Phidias, son compatriote, contribua avec lui de ses biens
poair armer les bannis. (I, 18.) L'année qui noua couvroit des ennemis étoit invincible. (Il, 1 19.) Il demande des hommes un plus grand et un plus rare succès que les
kmangea. (I, 117.) n.... empnmte de Pargent de ses collègues. (I, 58; voyez I, 76, /. la;
I, io5, L 5.)
Là BmarkEM, m, a 6
Sa LEXIQUE DE LA LANGUE [DK
C^est une gontte d'ean que root puises dm Tibre. (I, 1S7.)
Cet homme que je touhaitoif impatiemment, et que je ne daignob pu eipërer de notre siècle, est enfin renu. (II, su.)
[Il] crie, se désespère, étincelle des yeux. (II, 4.)
Rien n'est bien ^un homme disgracié. (II, ii5.)
Les ramener à leurs devoirs par des choses qui soient dm leur goût et de leur portée. (I, 10.^
La nécessité de renare compte l'intéressera beaucoup à bien étudier et me sera de quelque soulagement, (II, 4970
Que seruit-ce de vous et de lui, si quelqu'un ne surrenoit pour déranger le cercle, et faire oublier la narration? (I, sio.)
Il faut convenir que nous jouons iTun grand bonheur. (I, ByE.)
La physionomie n'est pas une règle qui nous soit donnée pour juger des hommes. (II, 94 ; voyez II, 96, r. 87.^
n n' V a personne au monde si bien liée avec nous de «^iryét^ et de bienveillance.... (I, 265.)
Toute Tattention pour la vérité dont je suis capable, et qp^îX (le publie) mérite de moi. (I, io5.)
Se faire payer quatre fois des mêmes obsèques. (II, 175.)
II.... ne pleure point la mort des autres, n'appréhende que la sienne, qu'il rachèteroit volontiers de l'extinction du genre humain. (II, 56.)
Un coquin.... est perdu de réputation. (I, 45.)
Chagrin contre le siècle, médiocrement prévenu des ministres et ia ministère. (I, 274 et note 3.)
S'il est prié d'un, repas, il demande en entrant à celui qui Fa confié oi sont ses enfants. (I, 44 •)
Sa coutume.... est de charger son valet de fardeaux..., et de lui it^ trancher cependant de son ordinaire. (I, 58.)
Les poiriers rompent de fruit cette année. (IL i36.)
On est destiné à souffrir des grands et de ce qui leur appartient. (1, 35o; voyez I, 169, n, 44.)
Tant que l'amour dure, il subsiste de soi-même. (I, 199.)
Ceux avec qui il sympathise de mœurs et de sentiments. (I, 85.)
Il a tiré cet homme des ennemis. (I, 83.)
Dans les truis premières éditions : « des nudiis des eanemis ».
[Ils] s'écartent des règles..., toujours sûrs et confirmés par le soeeèii/cr avantages que l'on tire quelquefois de rirrégularité. (I, 147.)
b) Devant des infinitifs :
Les personnes qu'ils ont commencé de connoître dans ce temps kor sont chères. (II, 5a.)
Quelqu'un vient a'étre condamné en justice de psijet pour on autre, pour qui il s'est obligé. (I, 50.)
Le peu que l'on consent Je lui donner. (I, 375 ; voyet I, 35, /. a3; I, 69, /. 17.)
Continuez <f écrire, fil, 86-, voyez 1, 66, /. ao-, I, 338. /. 3; EL i5a,/. i5.)
Montrant à ceux qu il rencontre ce qu^il vient d^acneter^ il les eoitie en nant ^Ten venir manger. (I, 57.)
Elles désirent de plaire. (I, 17a.}
Voye» 1, 197, /. 4; I, a55, /. i; 1, «71, /. la; I, 36o, /. 6; II, ia6» I. 6.
Qu'on ne se hasarde plusd^ me dire.... (II, 86; vojei L 69, iL 19.)
Ils n'hésitent pas de critiquer des choses qui sont paruitet. (Il, 68; voyez II, 199, /. I.)
Accablés de procès.... qui les obligent de comparoftre. (I, 47.)
Voyez I, 57, /. 4; I, 88, /. 5; I, 3^5, L 10; D, i38, /. 14.
DEJ DE LA BRUYÂRE. 83
Personne à la cour ne reut entamer; on 8*offre cTappuyer. (I, Soo.) Ils ([les chanoines) se lèrent tard, et ront à Tëglise se faire payer <raToir
dormi. (II, 177.)
Ils se persuadent d'être quittes par là en leur endroit de tous les de-
Toirs de ramitië. (I, Sog.)
Je prëfërerois.... de prononcer le discours funèbre de celui à qui je
succède, plutôt que de me bornera un simple ëloge de son esprit. (II, 466.) Tëlèphe a de 1 esprit, mais dix fois moins, de compte fait, qu'u ne prë-
fume iTen aroir. (Il, 65.)
Il fkudroit.... se rësoudre de vivre comme Ton veut mourir. (II, a4o.) 11 ëclate de rire dy voir (dans son armoire) son chien, qu'il a serré pour
ta cassette. (II, 10.)
Il s'est ëtoufjfë de crier apr^'S les chiens qui ëtoient en dëfaut. (I, a83.) Ces hommes.... relèvent rimportaucc de cette conquête..., exagèrent....
le péril et la honte qui suivoicnt de sVn désister. (II, 119.)
c) Après des passifs, au sens de par :
Une femme.... opulente.... et accablée </i/ superflu. (I, 181.) La mode..., aidée du temps et des années. (Il, i5o.^ Ces hommes saints qui ont été autrefois blessés des femmes. (I, i8s.) Il se trouva un certain jour à la tranchée.... sans c^tre de garde ni commande; et.... il en fut repris de son général. ('II, 33.)
Cette égalité.... réduit les hommes à se servir eux-mêmes, et à ne pou- Toir être secourus les uns des autres. (II, 2yS,)
Voyex I, 63, /. 6; 11, 36, n. 75; II, 61, /. 10; II, 88, /. dern.; U, 12a, /. i; II, laS, /. la.
4* De, où, souvent aujourd'hui, nous emploierions plut^ d'autres prépositions ou locutions prépositives [voyez ci -dessus, V ^ et c] : Celui qui a intérêt de le supprimer (un testament). (II, i^ ; voyez
Il y aroit a gagner de dire a si que d pour a de sorte que ». (II, aia.) Une certaine paresse qu*on a de parler. (I, a 19.)
Bemin n*a pas.... traité toutes ses figures i/'une égale force. (II, 44^0 Ses vers, forts et harmonieux, faits </<r génie. (II, 4^'; voyez II, 4^3, /. 9.) L*usage a préféré.... a armée » à « ost d, a monastère » a a monstier »...,
mots qui pouvoieut durer ensemble <f une égale beauté. (II, a 14.) [Ils] vont à la charrue et laboui*ent de bon courage. (II, i3a.) Dca dés qu^ils font faire d'os de chèvre. (I, 4^; voyez I, 7$, /. 16.) Vous voyez des gens qui entrent sans saluer que légèrement, qui marchent des épaules, et qui se rengorgent comme une femme. (I, 3oa.) Celui-là est regardé ae tous avec curiosité, on le montre du doigt. (I, 309.) On Ta vu une fois heurter du front contre celui d*un aveugle. (JI, 7.) Certains particuliers,... riches </i/ négoce de leurs pères..., se moulent
sur les princes. (I, a83.)
Eustrate, assis dans sa nacelle..., avance ^un bon vent. (II, i45.) Ceux qui d'un vol libre et </*une plume légère se sont élevés à quelque
gloire par leurs ëcriu. (II, 4430 .
Il parott une nouvelle satire..., aui^un vers fort et ^un style d^airain,
enfonce ses traits contre Tavarice. (Il, 4440
Si elle (sa harangue à T Académie) n*ëtoit pas.... composée dun style
afieeté..., il ne faut plus s'étonner qu'elle ait ennuyé Thëobalde. (II, 4^3.) Un honune joue et se ruine : il marie néanmoins Tamëe de ses deux
fiUet de ce quUl a pu sauver des mains d'un Ambreville. (II, 179O Il pleure ^un œil, et il rit de l'autre. (I, 3a4.) Une confiance qu'ils ont «Teux-mêmes. (I, 309.)