Histoire des ouvrages des savants, décembre 1700, p. 55a
4. Voyes Tartiele eritiqae «les Mémoires de Trévoux, mars-avril 1701, p. 7&>32.
nuateur de Moréri'. Cette notice demenn eepeadaat iaapcrçMdt Coite, qui, comme la plupart de set contempondns , mettait aa compte de Vigneol-Marrille, c*ett-à-dire de BoiMTentare d'Argome, les Sentiments eriti^ties sur iês Carmetèrts : Tabbë de Saint'-Ugcr a accepté rattribution, et de nos Jourt Barbier i*a consaerée*.
Nous avons déjà restitué saut n^itation & Jacquet Biilloa cette onint de peu d'intérêt *• Auteur d'une imitation de la Bmjèie oa*i] atait intitulée le Thiofhrmâte motUnte (tojcs plut haut, p. 187 et 188, n^ s6 et 36 Ali), et désireux d*appeler sur ta production rattention pnbliqae, Brillon avait attaqué lui-même et tout à la fois aon propre liTre et celui de la Brujère. Les Semtimemts critiques contiennent âltcmatiTemmt une lettre de Tautenr, adressée à un correspondant de prcmnee qu'il appelle le Soliimirê et consacrée à l'examen du Tké^^krmttê asàerne^ et la réponse du correspondant, qui fait à son tour la eritîqie d*un chapitre des Cmraetères de la Brujrère.
L'auteur arait d*abord marqué dans son titre le dooUe objet de son livre, ainsi intitulé dans le privilège : SeniÎMtrmts critiqmes sur tu Caractères du Théophraste moderne et de M. de im Britrirm; Brillon, k Tfiéophraste moderne^ avait le pas sur son modèle. Mau le libi«ire cni sans doute plus habile, dans l'intérêt de la rente, de ne nentionner que la Bruyère, et le titre, assez singulièrement abrégé, annonça incomplétement ce que le livre contenait, et imposa aox CarmetirM de la Bruyère une appellation inexacte^.
Brillon se juge parfois avec sévérité, accusant Tanteiir dn TU^ phraste moderne d'une présomption sans égale, le traitant de plagiaire effronté, et signalant les larcins plus ou moins déguisés qn*il fi^fi^^■¥ moralistes de son temps et particulièrement à la Bm^ère *. B ae se traite pas toujours aussi mal, à rrai dire : ce Tkéomkreuim moAnM contient, à son avis, « plusieurs bons caractères, a panbis « des tniu excellents, » et a beaucoup de vif, beaucoup de Trai, même dn nou-
veau*. »
a Soit qu'il craigne la censure, dit-il ailleurs parlant de Tantenr da Théophraste moderne^ c'est-à-dire de lui-même, ou que aon état ae lui permette pas de se produire, il n'est point connu dans le monde. On ne s'empresse même pas beaucoup de l'y connoftre (ajonte-l-tl modestement), persuadé que ce n'est point un habile homme', a
Brillon, auteur du Théophraste moderne^ se piquait d'aroir
des encouragements de la Bruyère, et nous n'étions pas éloigné de le croire sur parole*; mais Brillon, auteur des Semtimemts criilmmêM^ nooi avertit qu'il y a là a un tour d'auteur.... Je me défie, ajoote-t-il,
I. « Le continuateur de Morèri.... a parié de Pierre-Jaequei Brillon, «oiyw, avseat au Pariement, et B*a pas dédaigné de louer sea «uvrea cie liuératara et de *
ae prononcent pan eux-mêmes entre Brillon, Vigneul-Marrille at d« VîOâns.
S. Tome ], p. 99 «t 100. Il pemt être raoMrqaé que dana i*édkîoa da I7l7dai Fies des plus célèbres jurisconsultes^ où Ton trouve (p. 606] des détaik fj>s liiiaa * fca sur Brillon, les Sentiments critiques ne sont point cités panai aes t-il compris, dans les demièrea annéea de aa vie, que la patarailé ae 1
Aurait-il compris, dana lea demierea anneea de aa vie, que la patarailé ae poavail la
en êtriî glorieuse?
4. Vojn ce que dit Pauteur sur la t jrannie des libraires quant aux titres, p. ao at 3o*