VERBES EMPLOYÉS D'UNE FAÇON ABSOLUE
Les exemples que nous avons à citer n’ont rien, on va le voir, qui s’écarte de l'usage actuel :
Je consens..… que l’on dise de moï que je n’ai pas quelquefois bien remarqué, pourvu que l’on remarque mieux. (I, 112.)
Deux écrivains... ont blâmé Montagne... L’un ne pensoit pas assez pour goûter un auteur qui pense beaucoup; l’autre pense trop subtilement pour s’accommoder de pensées qui sont naturelles. (I, 131.)
Je ne sais point si le chien choisit, s’il se ressouvient, s’il affectionne, sil craint, s’il imagine, s’il pense. (IT, 255).
I ya dans l’art un point de perfection, comme... de maturité dans la
nature. Celui qui le sent et qui l’aime a le goût parfait; celui qui nelle sent pas, et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux. (I, 116).
Æmile éloit né ce que les plus grands hommes ne deviennent qu’à force de règles... Il a fait, il a agi, avant que de savoir, ou plutôt ila su ce qu’il n’avoit jamais appris... On l’a regardé... comme une âme du premier ordre, pleine de ressources et de lumières, et qui voyoit encore où personne ne voyoit plus. (1, 162 et 163.)
Corneille nous assujettit à ses caractères et à ses idées, Racine se conforme aux nôtres... [L’un élève, étonne, maîtrise, instruit; l’autre plait, remue, touche, pénètre. (1, 142.)
Si la place d’un Cassini devenoit vacante, et que le suisse ou le postillon du favori s’avisät de la demander, il le trouveroit capable d’observer et de calculer. (I, 323.)
1V. — FoRMESs VERBALES.
Voyez, au Lexique, les articles Arparom, él appert, Asseoin, Avon, Varomm.