‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 135 sur 256 · Le a été ajouté après coup; / surcharge v[ous · texte numérisé non relu

Le a été ajouté après coup; / surcharge v[ous

}.i. Ce dernier alinéa est en post-scriptum, après un parafe.

>* Pierre de Belleperche, jurisconsulte assez célèbre, qui devint évêqu' d'Auxerre en 1307. Le passage dont il est question se trouve au livre IV des liistilutes^ titre vi de Actionibtts. Voyez le Livre des Proverbes français de le Roux de Lincy (2''° édition, tome I, iSsg^ p. S^a).

* Dans cette note du tome I on a daté la lettre de 1660; ces lettres sur les Maximes ne peuvent l'être qu'approximativenient : voyez p. l^H, la note préliminaire de la lellre 63.

LETTRES. i55

Je vous envoie un billet que Mme de Puisieux ' m'écrit, où vous verrez que j'ai obéi ù vos orcli'es, et qu'elle voudroit bien avoir de la poudre de vipère". Si vous avez la bouté de lui en envoyer, vous l'obligerez extrêmement. Souvenez-vous, s'il vous plaît, de faire copier vos maximes, et de me les donner à mon retour. Je vous baise très-humblement les mains, et je prends

encore une fois con<ié de vous.

Lettri: 67. — Portefeuilles de T'allant. tome II, fol. 286, autoj^aphc; au clos, la mention : k M. de la Rocliefoucault à Mme de Sablé. » Publiée dans les éditions de 1818, p. 333, de iS'iS.p. 4/3, de 1869. p. 343, et dans Madame de Sablé, p. 5 18.

1. Charlotte d'Estampes de Valençay, mariée, en janvier 161 5, à Pierre Brûlart, marquis de Sillery et vicomte de Puisieux, qui avait été secrétaire d'Etat sous Henri IV et sous Louis XIII. C'est la mère du marquis de Sillery, beau-frère de la Rochefoucauld. Veuve en 1640, elle mourut en 1677, âgée de quatre-vingts ans. Tallemant des lléaux, Mme de Sévigné et Bussy Rabutin s'accordent à nous la représenter comme une femme spirituelle, mais d'une humeur quelque peu inégale et bizarre. Nous savons par -3Iademoiselle de Montpensier {Mémoires, tome IV, p. 104 et io5) que 3Ime de Puisieux la poussa vivement à épouser le comte de Salnt-Pol, second iils de Mme de Longueville. On trouvera deux lettres d'elle à Mme de Sablé, dans le livre de M. Ed. de Barthélémy : les Amis de la marquise de Sablé (i865, in-8*, p, 2^5 et 266).

2. Substance pharmaceutique fort à la mode à cette époque. Nous disons dans la Notice biographique, p. lxviii et note 3, que Mme de Sablé tenait en quelque sorte école, non-seulement de cuisine, mais encore de drogueries fines et de recettes merveilleuses. Le tome IV des Portefeuilles du docteur Vallant contient bon nombre de « thèses » curieuses en ce genre ; il y en a pour la pleurésie, pour les gouttes, pour les vers, les loupes, les écrouclles, etc., sans compter les compositions de tisanes, les discours techniques, « sur le hoquet, » par exemple, ou « du délire en général. » Les triples fonctions de médecin, d'intendant et de secrétaire, que VaJlaiil remplissait auprès de la marquise, se trouvent ainsi, dans les manuscrits dont nous avons parlé, confondues et enchevêtrées de la manière la plus étrange.

ij6 lettres.

Je vous envoie* ce que j'ai pris chez vous eu partie. Je vous supplie très-humblement de me mander si je ne Tai point gâté, et si vous trouvez le reste à votre gré ^. Souvenez-vous, s'il vous plaît, de la poudre de vipère et de la manière d'en user^.

« De plusieurs actions diverses que la fortune arrange connue il lui plaît, il s'en fait plusiems vertus '.

« Le désir de a iMC ou de mourir sont des goûts de r amour-propre, dont il ne faut non plus disputer que des goûts de la langue ou du choix des couleurs'.

« Il n'est pas si dangereux de faire du mal à la plupart des hommes que de leur faire trop de bien".

Lettke 68. — Portefeuilles de l'allant^ tome II, fol. aSa-aîS. autographe; cachets conserves; au dos chi premier feuillet est celte mention : v. Sur les Maximes; 31. de la llochefou^catildj : » elle se trou^■e repétée au A-erso du folio a56. Sur le Iblio 258 se lit cette note de Vallant : « M. de la Rochefoucauld écrit un billet, qui est ici, à 3Ime de Sablé, en la suppliant de lui en dire son sentiment. » Cette lettre a été publiée dans les éditions de i8i8, j). 234, ^^ 1825, p. 474) tle 1861), p. 340, et dans Madame de Sablé, p. 5 19.

r. Après Je vous enrôle, il y a, dans l'original, deux mots biffés : Madame de.

2. On sait quel était, dans le cénacle de Mme de Sablé, le jeu littéraire des Maximes. Le plus souvent on donnait un sujet de sentence, une sorte de canevas, sur lequel on s'ingéniait à broder d'abord en commun, de manière que la Rochefoucauld emportait la maxime plus ou moins finie, et renvoyait ensuite à la marquise, avec la marque de son tour d'esprit, ce qu'il avait, comme il le dit, « pris » chci elle, \oyei. la Notice biographique., p. lxxi et lxxii.

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