‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 160 sur 256 · Voyez lettre 84, p. 179 et note i · texte numérisé non relu

Voyez lettre 84, p. 179 et note i

pour retourner cet hiver à Paris. !Ma mauvaise sauté m'a empoché d'aller aux bains; j'ai eu mille maux depuis {[ue je suis ici; je commence à me mieux porter. M. de Beaufort est paiti de la Rochelle depuis quatre jours; si les Anglois se trouvent entre lui et les HoUandois, ils auront beaucoup d'aCfaires^.

A la Terne', le 17 de septembre.

Suscription : Pour Monsieur TEnet.

f)0. AU COMTE DE GUITAUT.

A la Terne, le 24 septembre.

J'ai appris ce matin que vous êtes à Chantilly \ et

(!. Louis XIV, qui avait conclu, en lOGa, avec la Hollande un pacte défensif par lequel il s'engageait à la soutenir dans sa lutte maritime centre l'Angleterre, s'était décidé, à la fin de 16GS, après de longs atermoiements, à prêter à ses alliés l'assistance qu'il leur avait prijmise. Dans cette vue, le duc de Beaufort avait été rappelé, avec la flotle qu'il commandait, de la Méditerranée dans l'Océan, llevenu à la Rochelle, vers les derniers jours d'août, il en était rejjarti, comme la llociiefoucauld le dit ici, pour s'avancer dans la .Manche au-devant de l'eicadre hollandaise, qu'il supposait prête à lui donner la main. 3Iais celle-ci, qui venait de livrer deux terribles combats à la flotte britannique, commandée par Monk, s'était retirée au nord du Pas-de-Calais. Beaufort, arrivé à l'entrée de la Manche avec quarante voiles, n'osa poursuivre sa route plus avant; il regagna Brest en toute hâte, sans pouvoir toutefois épargner a son arrière-garde un vif engagement avec l'escadre ennemie, engagement dans lequel les Anglais nous prirent un vaisseau de cinquantequatre canons : voyez ji. 190, la lettre 91.

7. Sur la Terne, voyez ci-dessus, p. 4^, /t'«/e 14 et note 4-

Lettre 90. — Publiée pour la première fois dans le recueil de Lettres inédites de Mme de 5eV/ «-/îe (Kloslermann , p. 382 ; Bossange, p. 296).

I. Auprès du prince de Coudé, retiré alors dans son château de Chantillv.

que Madame votre femme v est aussi en bonne santé. Je vous assure que je ne pouvois pas recevou" une meilleure nouvelle. Mandez-moi quelquefois ce que vous saurez, et que la paresse ne vous reprenne pas sitôt. , J'ai eu mille maux depuis que je suis en ce pays-ci*. J'en suis quitte présentement; mais j'attends la goutte à mon ordinaire. J'espère que je vous verrai cet hiver. Je vous ai écrit, il y a un mois, pour vous remercier du plus grand plaisir que je pouvois recevoir; je ne suis pas près de l'oublier. Adieu: j'ai tant de gens à entretenir ce soir, que je ne vous en dirai pas davantage.

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