AU COMTE DE GUITAUT
Ce 16 d'août, à la Terne'.
Vous m'avez fait un plaisir sensible, et il n'y a que vous de qui je le puisse attendre. Mon fils m'a expliqué la chose et la part que vous y avez. Rien au monde n'est mieux. Je m'en vais à Baièges. Je voudrois y recevoir de vos nouvelles et de l'état de la santé de Madame votre femme*. Trouvez moyen, je vous conjure, de me faire savoir ce qui vous regarde : il n'y a personne au monde, sans exception, à qui cela touche tant qu'à moi. Je vous écrirai quand je pourrai; faites-en de même. J'ai passé à Lille' où j'ai fait vos compliments et vos excuses. On vous prépare de grands reproches. J'ai dit tout ce que j'ai pu; mais on ne se pave pas de médiocres raisons. Au reste, je crois que Madame la Comtesse* est une ingrate, car je n'ai point vu de tableau, et si ^
annëe 1669, date probable de la lettre 96. Nous voyons dans le Nobiliaire de Guienne et de Gascogne^ par M. O'Gilvy, à la Généalogie de la famille de Verthamon (tome II, i858, p. a4a), que le contrat de ce second mariage fut signé le a5 octobre 1669.
Lettre 97. — Publiée pour la première fois dans le recueil de Lettres inédites de Mme de Sévigné (Klostermann, p. ayS ; Bossange, p. 190).
I. Sur la Terne, voyez ci-dessus, p. ^1, lettre 14 et note 4« a. Nous ne saurions dire s'il est ici question de la première ou de la seconde femme de Guitaut. Dans le premier cas, que rend assez probable la mention, qui suit, de la ville de Lille (comparez les lettres 86 et 94, p. 184 et 194), la lettre serait antérieure à la fin de ififij ; dans le second, il faudrait la placer après octobre 1669 : voyez la note 4 de la lettre précédente.
3. La Rocbefoucauld a probablement écrit T/j/c, comme ci-dessus, dans les lettres auxquelles nous venons de renvoyer.
4. Est-ce la comtesse de Guitaut? Dans la lettre 101, à Mme de Sévigné, p. ao5, c'est Mme de la Fayette qui est ainsi nommée simplement la Comtesse.