Maxime 3o3 (ibidem, p. i54 et note u
LETTRES. aoS
lOI. A LA MARQUISE DE SÉVIGiNÉ. 6^
A Paris, le 9* février lôy'i.
Vous ne sauriez croire le plaisir que vous m'avez fait de m'envoyer la plus agréable lettre qui ait jamais été écrite : elle a été lue et admirée comme vous le pouvez souhaiter. Il me seroit difficile de vous rien envover de ce prix-là; mais je chercherai à m'acquitter, sans espérer néanmoins d'en trouver les moyens, dans le soin de votre santé, car vous vous portez si bien que vous n'avez pas besoin de mes remèdes.
INIadame la Comtesse' est allée ce matin à Saint- Germain remercier le Roi d'une pension de cinq cents écus qu'on lui a donnée sur une abbaye ; cela lui en vaudra mille avec le temps, parce que c'est sur un homme qui a la même pension sur l'abbé de la Favette' : ainsi ils sont quittes présentement, et, quand ce premier mourra, la pension demeurera toujours sur son abbaye. Le Roi a même accompagné ce présent de tant de paToles agréables, qu'il y a lieu d'attendre de plus grandes grâces. Si je suis le premier à vous apprendre ceci, voilà déjà la lettre de JM. de Coulanges' à demi
Lettre ioi. — Publiée d'abord par le chevalier de Perrin, à la page 4 du premier supplément à sou édition de 1734, lequel parut en 1751. C'est, dans la collection des Grands écrivains, la lettre 3i4 de la correspondance de Mme de Sévigné (tome III, p. 188-190).