Fonds français^ n"^ i-o44 à 17037. C'est dans !e tome TI
de la Rocliefoucauld ou écrites en son nom, sauf deux, les n"* loa et io5, que nous ne donnons à cette place que comme annexes à deux lettres de lui), cinquante-deux paraissent ici pour la première fois', d'après des autographes de notre auteur ou de secrétaires ; cinquante autres, venant également de [)ièces manuscrites, sur lesquelles nous avons pu, pour la plupart, les recollationner, avaient été déjà publiées. Dans ce double
n" 17045, que se trouvent nos lettres, accompagnées souvent, on le verra, de copies de maximes; il y a aussi, au tome V du même recueil, fol. 48-57, une longue copie de Pensées de Pascal.
I. Des soixante-deux lettres publiées avant notre édition (nous ne comptons pas les n»s 102 et io5), une, notre lettre loi, avait été insérée par le chevalier Perrin dans son édition des Lettres de y me de Sévigné^ de 1734; deux autres, les no» 83 et 112, ont paru en 1806 dans le Petit Magasin des Dames (la première, la même année, dans les Quatre Saisons du Parnasse)-^ neuf furent publiées par le libraire Klostermann en 1814, puis republiées parBossange père et jMasson en 1824, à la fin du volume des Lettres inédites de Mme de S.éi>igné^ d'après des autographes qui étaient alors à Epoisse, dans les arobives de la maison de Guitaut, mais qui depuis, ayant été prêtés, ne s'y trouvent plus et se sont égarés"; trente-six sont dans l'édition des OEuvres de la Rochefoucauld^ Belin, 1818 (réimprimée en 1820), et dans celle de iSaS ; puis quarante et une ont été données par V. Cousin dans la Jeunesse de Mme de Longiiei'ille (^iSSS), Madame de Chevreuse (1862), et Madame de Sablé (i86y); deux, dans Mademoiselle de Sciidérj, sa vie et sa correspondance^ par MM. Rathery et Boutron, en 1873; quatre, par M. Servois, dans VJnnuaire-Bulletin de la Société de l'Histoire de France.^ en 1 863 ; quatre, dans les Mémoires de T^enet^ en i838; enfin l'édition Pion de i8hg a reproduit, à la fois, celles de Cousin et des éditions de 18 18 et de 1825. A ne voir que le titre d'un volume publié par A. Serieys, chez H. Tardieu, l'an X (1801-1802), on pourrait croire qu'il renferme aussi des lettres de l'auteur des Maximes ; mais ce titre trompe : le la Eochefoucauld doiît il donne une lettre, une lettre unique, est la Rochefoucauld de Surgères, celui sans doute qui est mentionné dans notre tome II, p. xxvii, note 4- — Dans les notes préliminaires des lettres nous indiquons, pour chacune, les impressions antérieures.
"• Oa peut s'étonner que ces neuf lettres n'aient été comprises dans aucune édition des OEuvres de la Rochefoucauld, ni dans aucun des ouvrages et recueils que nous citons diins la suite de cette note.
t<)f;il, qiiatre-vingt-iine sont de la main de la Rochefoucauld, vingt et une d'autres mains. Il3en a douze dont nous n'avons pu retrouver les oiiginaux ; nous les donnons, comme on le verra dans les notes, d'après des imprimés. Des quatre-vingtune lettres autographes de la Rochefoucauld, cinquante-sept sont à la Bibliothèque nationale, dont trente-trois dans les Portefeuilles de J'allant^ vingt-deux dans les Manuscrits de Lenet, (leuv dans d'autres fonds. Les vingt-quatre autres viennent: une des Archives nationales; une du Dépôt des afi'aires étrangères; une du British iMuseum ; deux de la hibliothèque Cousin ; quatre des archives de la maison de Condé, appartenant à Mgr le duc dAuniale ; et quinze d'autres collections particulières.
Aucune lettre du duc de la Rochefoucauld à Mme de \jmgueville ne ligure dans ce volume '. Cette correspondance avec la sœur de Condé, qui serait assurément d'un incomparable intérêt, s'est-elle entièrement perdue? A-t-elle été détruite à dessein? Victor Cousin, dans son livre Ae Madame de Longueville pendant la Fronde, a écrit cette note : « Nous avons eu
I. 11 parut eu i85o un iu-4", devenu très-rare, de i3 pages non eliiffrées, intitulé : Copie d'une lettre écrite à Madame la duchesse de Lon^uevllle^ et daté « de Rotterdam, le 4 mars i65o.» Cette lettre, qui est le n" 79a des Mazarinades énuniérées par C. Moreau dans sa BlbUografiliie, est signée la Franchise, « quolibet », dit Retz dans ses Mémoires (tome III, p. 5oo), qui désignait la Rocliefoicauld, comme le coufirment Mme de Motteville (tome IIÏ, p. 4^0), Gui .loli (p. 179). la duchesse de Nemours (p. Sog). Il se peut qu'il y ait eu là une intention moqueuse; mais, à la lecture, on voit bien vite que si l'on a voulu, par cette signature, faire penser à notre auteur, on s'est borné à cette ironie toute superficielle. La pièce est une réponse à la Lettre de Mme Je Longnevilie au Roi (n» iç)5o de la nil'Uographie des Maznrinadis) et à sa Requête au par. entent de Rouen (n" 3473), réponse mieux écrite que la plupart des pumplilets (le cette époque; mais il était impossible de supposer un seul instant quelle pût être l'œuvre du conseiller de Mme de Longueviile. de celui qui l'avait accompagne'e dans sa fuite jusqu'au lieu d'embarquement: elle est tout ;iutant dirigée contre lui, contre l'instigateur de la princesse, que contre la princesse elle-même. Des dates de lieu on ne peut rien conclure; elles sont souvent, à dessein, llctives : sans quoi, nous pourrions ajouter que la Rochefoucauld n'était point alors à Rotterdam, mais en France.
NOTICE. p
la bonne fiirtinie de retrouver deux lettres de IMme de Longueville ù la llociiefoucauld, datées de Stenay, en lôïo; nous les publierons un jour'. » Ces deux billets, « insigniliants en a|)parence, mais où respirent, dit encore l'Iiistorien de la princesse, une tendresse et une confiance à toute épreuve, >> ont été imprimés dans le Journal des ScH'ants (i853, p. 2^7 et •i'î8). Cousin les avait trouvés à la Bibliothèque nationale, dans les Manuscrits Clairambcvdt; c'est là que nous les avons recoUationnés pour leur donner place dans notre Appendice.
Cet Jppendice est double. La première partie contient lui certain nombre de lettres adressées à la Rochefoucauld ou t'crites par ses plus proches parents, son père, sa mère, sa femme, ou, comme une de Gourville à Lenet, une de ^Ime de la Fayette à Mme de Sablé, étroitement relatives à lui. Ce sont en tout vingt-six ou, en comptant deux annexes, vingt-huit pièces trouvées dans divers dépôts publics : la Bibliothèque nationale, les Dépôts de la Guerre et des affaires étrangères, l'Arsenal, la Bibliothè(jue Mazarine, les Archives nationales; deux, dans des collections particulières. Quatorze sont inédites. Il n'y a que le billet de Condé (n" 14), tiré des Ménifdres de Lenet^ dont nous n'ayons pu découvrir, dans ses manuscrits, ni original ni copie.
La seconde partie de \ Appendice, dont nous n'avons eu les éléments que lorsque notre tome III était déjà tout prêt pour l'impression, se compose de huit lettres, toutes, sauf une, de la Rochefoucauld ou de ses parents, toutes authentiques, inédites, conservées dans les archives de la famille de M. Pol uu RivaP, à Cahuzac (Lot-et-Garonne). Elles sont de teneur insigniliante, mais ont pourtant, comme celles de Mme de Sévigné à son fermier du Buron, qu'on n'a pas omises dans le
1. i'"^ édition (1859), P- ^^'i 4® édition (1871), p. 249. — Nous ne nous expliquons pas bien cette promesse, faite en 1869, de puhlier un jour des lettres insérées, dès i853, dans le Journal des Savants ; elle signifie sans doute : « Nous les publierons lui jour eu Tolume. » L'histoire de la vie de Mme de Longueville devait dans la pensée de Cousin former quatre tomes, dont deux seulement ont paru : voyez V A\ert\ssement de M. Barthélémy Saint-Hilaire, en tète de la îf édition de Madame de Longueville pendant In Fronde.