‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 53 sur 256 · Voyez la lettre aa, p. 58 et note · texte numérisé non relu

Voyez la lettre aa, p. 58 et note

11. A'oyez sur Miossens la lettre aa, p. 56, note 4. Montglat dit (tome II, p. 34* et 343) que Miossens « eut ses lettres de maréchal de France, à condition qu'il les tiendroit secrètes pour quelque temps, de peur que cet exemple ne donnât envie à d'autres de le menacer (le Cardinal) pour parvenir à des dignités. » Il ajoute, un peu plus loin (p. 365), qu'on en usa de même avec Palluau, qui fut récompensé de la prise de Montrond par le muréchalat,

MM. de la Vicuville, Roqiielaure et de Créqui'' le bre- , (^ 5 .^ vet de ducs et pairs.

Il est encore incertain quel efFet produira cet éloignemeut jusques à ce que ce soit hors du Royaume, et après on croit que Mgrs les Princes demanderont, conjointement avec le Parlement et Paris, que les choses soient rétablies en l'état où elles étoient avant la guerre; et puis il ne dépendra que de la cour de nous donner la paix, dont on doute fort. On s'est as«emblé hier sur ce sujet *^; M. de Nesmond** fit une fort longue harangue, tendante à remercier le Roi ; mais il ne fut pas suivi, mais arrêté qu'il scroit attendu que le Cardinal fût hors du Royaume. On vient de dire que M. de la Boulaye'" venoit d'arriver de Flandres et qu'il

mais sous condition « de n'en point parler jusqu'à ce que le Cardinal le lui eût permis, selon la mode du temps, dans lequel on ne faisoit des grâces qu'en secret. »

12. Charles, marquis, puis duc de la Vieuville (de la VlcvlUe^ dans l'original), dont il a été question dans les HJémoires (voyez notamment p. 292, note 6), et qui mourut en janvier i653. — Gaston-Jean-Baptiste, marquis de Roquelaure (voyez au tome II V Apologie de M. le prince de Marcillac, p. 449 1 note 3). — Charles de Créquy, III" du nom, lieutenant général (i65i), puis duc et pair (i()53), ambassadeur à Rome (1662), mort en 16S7, âgé de soixantetreize ans. C'est le frère du célèbre maréchal de Créquy.

i3. Voyez les Mémoires de Retz, tome IV, p. 3oa.

14. Sur Nesmond, président au Parlement, voyez les Mémoires, p. 253, note 5, et ceux de Conrart,ip. iyi-iyi.

i5. Sur la Boulaye, voyez les Mémoires, p. 1 53 et notes 4 ^t 5. On lit dans les Mémoires de Poictou, 1697 (f"^'- '^^ ^° ^^ "9- f^"^^ Colbert V^n" 278, Manuscrits de la Bibliothèque nationale) : « Le marquis de la Boulaye, chef du nom d'Eschalard..., a bien trente mille livres de rentes en fonds de terre en Poitou. Il est cntholique et un des plus intéressés et échauffes au dessèchement des marais de Poitou. Il a épousé la fille du feu sieur duc de Bouillon la Mark, qui a été seule cauic qu'il a pris le méchant parti pendant les premiers troubles. De ce mariage il a deux fils : l'ainé, adopté par ledit feu sieur de Bouillon, qui lui a fait porter 'c nom dj

La Rochefoucauld, m, i 5

jgjjj poitoit parole à Mgrs les Princes de la part du duc de Lorraine^* pour leur offrir mille chevaux et sept mille hommes de pied. Je ne crois pas qu'on s'y voulût fier. Le président de BailleuP^ mourut avant-hier en cette ville, où on ne continue point à demander de l'argent, jusques à ce qu'on voie quelle posture prendront les affaires*^.

Je '' vous ai toujours fait écrire les nouvelles. Je reçois fort bien toutes vos lettres, que Ms;v de la Rochefoucauld voit toutes soigneusement. Il vous prie de continuer'" à nous mander des nouvelles de vos cours*' . Il me semble que d'aujourd'hui les choses prennent assez le train de faire la paix, c'est-à-dire de désarmer. L'on s'assemble demain au Parlement, pour, je pense, résoudre d'envoyer à la cour demander que l'on ne de-

corate de la Mark, a épousé une Saveuse, de laquelle il a eu de grands biens ; mais ils sont présentement séparés. Le second est appelé chevalier de la Boulaye. »

16. Charles III (ou IV), qui avait été dépossédé de son duché par Louis XIII {Mémoires, p. 894, note 4)> et dont il a déjà été question dans la lettre 22, p. 56.

17. Nicolas le Bailleul, président à mortier, qui aviùt été successivement ambassadeur, prévôt des marchands, et surintendant des finances. Voyez au tome III des Mémoires de Retz (p. 85 et note 4) et au tome V (p. ao et note 6), où il faut, dans les deux notes, changer la date de la mort : i653, en ifiSa.

18. On ne payait les taxes que fort ù contre-cœur. « Le trafic cessoit j)armi les marchands, dit Montglat (tome II, p. 3^5); les terres de la campagne étoient pillées, et le bourgeois n'osoit sortir, les fêtes, pour aller voir sa petite maison des champs, sans courir fortune d'être dépouillé. >)

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