I. Août, p, 73a. — 2. Tome II, fol. 1G3 et i
3. De la main de Vallant. — 4- Dans l'original, sesse^ sansaroent.
Après cette citation, Cousin ajoute en note : « Nul passage analogue ne se trouvant dans Zayde, nous en concluons que ce n'est [nis ici une correction proposée, mais vraisenibiablement une déclaration subtilisée, adressée, sur un air de badinage, à la Zaïde qui était alors l'objet des soins et des désirs de la Rochefoucauld. 5>
C'est fort ingénieux. Malheureusement Cousin n'avait pas assez bien cherché, et, en i86g, on Ta cru sur parole sans chercher après lui : le passage est dans le roman de Zajde, de Mme de la Fayette, i^^ partie (Paris, Cl. Barbin, 167 1), Histoire d'Jlamir, prince de Tluirse (p. 3/(2 et 343)^. Ces lignes autographes*, soumises probablement à Mme de Sablé pour prendre son avis, demeurent, malgré l'erreur commise, intéressantes et curieuses. Elles peuvent être, ou une addition, de la façon de la Rochefoucauld, suggérée par lui pour un endroit du roman, ou une révision d'un passage rédigé par Mme de la Fayette et communiqué par elle, avec demande de conseil, ou des variantes proposées, l'une même double jjour la dernière phrase. En tout cas, elles suÉGraient, croyons-nous, à prouver, comme nous l'avons dit dans la Notice biographique (p. Lxxxin), la collaboration littéraire du duc et de sa noble amie. Nous voyons (p. i32), dans la lettre 54, la Rochefoucauld rendre un service du même genre à Mme de Sablé, en lui envoyant, par l'entremise d'Esprit, une addition pour son livre de Y Education des enfants.
En terminant cette notice, nous ne pouvons nous empêcher d'exprimer un regret. Nous avons dit quel genre d'intérêt offrait notre recueil, soit pour l'histoire des troubles civils, soit pour celle des Maximes; mais il ne contient, pour ainsi dire, aucune de ces lettres intimes, expansives, où le cœur s'abandonne, se dévoile, se laisse saisir en ses replis cachés. A part
1. Voici le texte du roman, où l'on remarquera, sans changement dans les idées, de notables différences de style : a Je n'ai pu aimer toutes celles qui m'ont aimé ; Zayde me méprise, et je l'adore. Est-ce son admirable beauté qui produit un effet si extraordinaire? ou seroit-ii possible que le seul moyen de m'attacher fût de ne m'aimer pas? Ah ! Zayde, ne me mettrez-vous jamais en état de coniioître que ce ne sont pas vos rigueurs qui m'attachent à vous ? »