‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 74 sur 256 · Voyez lettre as, p. 60 et note i · texte numérisé non relu

Voyez lettre as, p. 60 et note i

i5. T^érifie\ sans accord, dans le manuscrit. — La vérification fut faite le 26 août : voyez les Mémoires de Retz, tome IV, p. 3o6. 16. Dans l'original, veuieussent

droit, et, éloignant les troupes de Paris et ne lui demandant rien, je répondrois sur ma vie qu'ils * ' ne changeroient pas de parti, et je craindrois même qu'on n'attaquât la Reine en sa personne, tant tout le monde est enragé contre elle de voir que l'on ne deznande qu'une amnistie et qu'elle la refuse. Paris a été endiablé ces jours passés ; mais tout cela les a tout à fait rerais avec Mgrs les Princes. Je vous supplie de vouloir bien voiïs charger de faire part de vos nouvelles à Mlle de Fermelis**, et, quand je lui en écrirai, elle en fera de même**.

17. Ils, et, cinq lignes plus bas, les, par syllepse, les gens de Paris, les Parisiens : voyez p. 70 et 71, lettre 25, notes 7 et i5.

18. Grande frondeuse, nommée dans les Mazarinades : voyez le Clioix de C, Moreau, tome II, p. 204 et p. 218.

19. Rapprochez de cette lettre de la Rochefoucauld ce curieux passage d'une autre lettre, en date du i^"" septembre i652, adressée par Marigny à Lenet (tome IX, fol. 5 y^) : a Vous êtes bien heure-ux de ce que vos affaires vont bien en Guyenne ; je trouve les nôtres fort mal ici. Les compagnies souveraines sont lasses de la guerre, les bourgeois enragés contre les soldats, qui, sans mentir, font de grands désordres, et la patience des Parisiens est admirable. Hier, ce peu que nous avons de troupes venant se camper vers le faubourg de Saint-]\Iarceau, quelques soldats étant entrés dans des jardins pour y piller des fruits et des citrouilles, les bourgeois du faubourg sonnèrent le tocsin, les chargèrent, et en tuèrent trente ou quarante. Dès le matin, ils avoient tué le timbalier du comte d'Olac, et donné sur une partie de son bagage. Le désespoir du peuple n'est pas moins à craindre que sa légèreté. Hier, Son Altesse Royale alla au Palais avec Monsieur le Prince, et porta la réponse que le Roi lui a" envoyée sur la seconde instance qu'EUe avoit faite pour des passe-ports. Jamais la cour ne fut plus fière; car, après avoir renvoyé à Monsieur le Prince sa lettre sans la lire, comme la lettre' d'un criminel, le Roi traite dans sa réponse M. le duc d'Orléans à^huomo da poco, de simple et didiot, et Monsieur le Prince de scélérat. Enfin, guerra, guerra! Cependant, je ne vois pas comme nous la ferons, si le duc de Lorraine n'agit de bonne

<» Après a, il y a faite, biffé.

* La lettre, en interligne; un [)eu après, réponse surcharge le mot lettre.

3o. A LEWET.

A Paris, ce 8 septembre lôSa.

Il ne faut pas vous étonner si je ne reçois pas vos lettres si tôt que les autres, bien que vous les adressiez à M.Caillet', parce que, ne me rencontrant pas à la réception du paquet, et ledit S"" Caillet chargé d'autant d'affaires qu'il est, il ne me les envoie pas aussitôt. Il n'est pas présentement à Paris, ayant suivi Son Altesse, qui est à son armée*, et cela est cause que je n'ai pas encore reçu celle que je crois que vous m'écriviez par le dernier ordinaire. On me nxande que M. de Guise est arrivé avec une somme considérable*; mais je suis assuré qu'elle ne l'est pas au point que vous le desirez et moi aussi, et que ces nouveaux amis ne sont pas si exacts à tenir leur parole, que je ne doute bien fort qu'ils satisfassent, et fournissent tout ce qu'ils doivent. J'espère en apprendre quelque chose par les vôtres. Je vous dirai cependant que Monsieur le Prince est assez satisfait, quant à présent, de M. de Lorraine, qui lui a offert de faire tout ce qu'il desireroit, et qu'il étoit venu pour le servir; je ne sais pas si cette bonne volonté durera. Ils sont tous deux à l'armée, qui n'est séparée de celle des

foi. » Voyez encore une lettre de l'abbé Viole à Lenet, en date du 4 septembre i65a, même tome, fol. 82 et 33,

Lettre 3o. — Manuscrits de Lenet, tome IX, fol. 62 et 63, de la main du président Viole; au dos : « M. de la Rochefoucault. Ordinaire de nuit. » Cachets conservés. En ifiSa, le 9, jour sans doute du départ de la lettre, était le second lundi de septembre.

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