I. Voyez ci-dessus, p. 56, lettre 22, note i
a. Condé était parti le 6 à minuit. Il y a dans les Mi^moires de Lenet, p. 669, une lettre de lui, datée du camp de Grosbois (à dix-neuf kilomètres de Corbeil), le 8 septembre même.
3. Voyez ci-dessus, p. 82, lettre 28, note 10; ci-après, p. 90, lettre 32, note 9; et les Mémoires de Lenet^ p. 669.
ennemis que par la rivière d'Oise, et à l'heure que je vous écris, on voit de chez moi une grande fumée au Port-Langlois, vis-à-vis de Charenton, et de la cavalerie, proche la porte Saint-Bernard*, qui passe par le faubourg Saint-Marceau. Je sais bien que le dessein de Son Altesse est de faire passer une partie de ses troupes, pour attaquer M. de Turenne par denière, ne le pouvant faire autrement, parce qu'on ne peut l'attaquer par devant que par un défilé qui seroit hasardeux^. Si son dessein change devant ce soir, je corrigerai mon plaidoyer. J'y ai envové ce matin M. Joli® pour en avoir de véritables nouvelles; s'il revient, je vous écrirai la vérité. Tout le monde veut la paix, et, pourvu qu'on l'ait, on ne se soucie pas lequel des deux partis ait l'avantage. Le Parlement, par-dessus tous, est si las de la guen-e et des désordres, que, s'il n'étoit un peu soutenu, il n'y a point presque de parti qu'il ne prît^ pour y parvenir. Adieu, mon cher; continuez, s'il vous plaît, de m'aimer, et me croyez à vous sans réserve ^
4- Le Port-l'Anglois, ou à-l'Anglois, comme Retz l'appelle (J/emoires, tome II, p. Siy), était situé sur la rive gauche de la Seine, à l'est du village d'Ivry, en amont de Paris. — La porte Saint-Bernard, adossée à la Tournelle, au bout du pont de ce nom, était la première de l'enceinte méridionale de Philippe-Auguste. Elle fut reconstruite on i6o6, puis abattue en 1670, et remplacée par une autre, qui fut, à son tour, démolie vers 1787.
5. Voyez les Mémoires de Mademoiselle, tome II, p. 160. — On lit dans le Journal de Ditlntisson-Aubenaj [\o et 1 1 septembre) : « Le maréchal de Turenre tient Villeneuve-Saint-Georges ; il est campé à la hauteur an-dessus, qui s'appelle Mont-Griffon, lieu rochetoux, où il y a vignoble. » Ajoutons que les dispositions du chef de l'armée royale étaient si bien prises que Condé et le Lorrain, plus forts de moitié, n'osèrent l'assaillir et ne purent l'affamer.
6. Gui Joli, l'auteur des Mémoires : voyez notre tome II, p. i5i et note 5; et les Mémoires de Retz, tome V, p. 141, note a.