A la troubler. {Ms. II., réd. i
<* Nous désignons le manuscrit Harlay par l'abréviation ms. H, et nous indiquons, pour chaque leçon, si elle appartient à la première ou à la seconde des deux rédactions que ce manuscrit contient. — Par anciennes éditions^ nous entendons, dans les notes, les éditions antérieures à 1804 : soit toutes à partir de i6()2 ; soit seulement à partir de l'édition de 1689, pour ce rui a paru d'abord dans cette dernière.
i32 MÉMOIRES. [1649]
princes espéroient qu'il auroit une reconnoissance proportionnée à ses promesses et à ce qu'il leur devoit \ M. le duc d'Orléans en attendoit les effets sans inquiétude, et il étoit content de la part qu'il avoit aux affaires et de l'espérance qu'on donnoit à l'abbé de la Rivière, son principal ministre, de le faire cardinal ; mais Monsieur le Prince n' étoit pas si aisé à satisfaire : ses services passés, et ceux qu'il venoit de rendre, à la vue du Roi, pendant le siège de Paris ^, portoient bien loin ses prétentions, et elles commençoient à embarrasser le Cardinal.
La cour étoit encore à Compiègne ^, et, quelques raisons qu'il y eût pour la ramener à Paris, le Cardinal ne pouvoit se résoudre d'y retourner et d'exposer sa personne à ce qui pouvoit être resté d'animosité contre lui dans un peuple qui venoit d'en témoigner une si extraordinaire*. Il falloit néanmoins se déterminer^, et, s'il lui paroissoit dangereux de se fier à ses ennemis, il ne r étoit pas moins de témoigner de les craindre. Dans cette irrésolution, où personne n'osoit lui donner de conseil, et où il n'en pouvoit prendre de lui-même. Monsieur le Prince crut que, pour achever son ouvrage, il
I. *A ses promesses et à ses obligations. [Ms. H^ réd. i e/ 2.) — Les anciennes éditions transposent les deux substantifs.
3. Ceux qu'il venoit de rendre au siège de Paris, à la vue du Roi. {Ms. H^ réd. 2.) — Celui qu'il venoit de rendre, avec tant de succès, au siège de Paris, à la vue du Roi. {Ms. H^ réd. i.)
3. La Reine, dit Monglat (tome II, p. 174 et 175), « prit prétexte du siège mis par l'Arcbiduc devant Ypres; et, ayant fait marcher toutes les troupes qui bloquoient Paris devers la frontière sous le maréchal du Plessis , elle partit de Saint-Germain le dernier d'avril, et arriva le 2 de mai à Compiègne. »
4. A ce qui (à tout ce fjuî, réd. i) pouvoit rester d'animosité en un peuple qui en avoit témoigné depuis peu une si extraordinaire contre lui. {Ms. JI, réd. 1 et 2.)