‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 226 sur 610 · De quatre petits hastions. (Ms. H, réd. i · texte numérisé non relu

De quatre petits hastions. (Ms. H, réd. i

4. « La Bastide, dit dom Devienne (p. 353), est un endroit peu considérable vis-à-vis Bordeaux, dont il est séparé par la Garonne, et où il y a une cale ou petit port. On voit à droite et à gauche

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l'autre côté de la rivière. On travailla aussi avec soin aux autres fortifications de la ville. Bien qu'on représentât aux bourgeois qui avoient des maisons dans le faubourg de Saint-Surin , qu'il seroit attaqué le premier et qu'il étoit capable * de loger toute l'infanterie du Roi, ils ne voulurent jamais consentir qu'on en brùlàt ou qu'on en fit raser aucune. Ainsi tout ce que Ton put faire ^ fut d'en couper les avenues par des barricades et d'en percer les maisons. On ne s'y résolut même* que pour contenter le peuple, et on ne crut pas pouvoir '* défendre un lieu de si grande garde avec des bourgeois et le peu de troupes^ qui restoient, lesquelles ne montoient pas à sept ou huit cents hommes de pied et trois cents chevaux. Néanmoins, comme on dépendoit du peuple et du Parlement, il fallut les satisfaire contre les règles de la guerre, et entreprendre de défendre le faubourg de Saint-Surin, bien qu'il fût ouvert des deux côtés ^. La porte de la ville qui en est plus proche est celle de Dijaux^; elle fut trouvée si mauvaise, parce qu'elle n'est défendue de rien et qu'on y arrive de plain-pied, qu'on jugea à propos de la couvrir d'une demi-lune ^ ; mais, comme on manquoit de tout, on fut contraint de se servir d'une petite hauteur de fumier qui étoit devant la porte, laquelle étant escarpée en forme d'ouvrage à corne, sans parapet et

une plaine marécageuse, qui est terminée par un coteau, qui étoit alors [en i65o) couvert de cyprès, et qu'on appelle encore aujourd'hui le Cypressat. »

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