De tous les côtés. {Ms. H., réd. i.) — 7. Au couchant
8. On trouvera dans Lenet (tome II, p. 29 et 3o) la description détaillée de cette demi-lune établie à la porte Digeaux.
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sans fossé, se trouva néanmoins la plus grande défense de la ville.
Le Roi étant demeuré à Bourg, le Cardinal vint à Tannée*. Elle étoit de huit mille hommes de pied, et de près de trois mille chevaux. On y résolut d'autant plus tôt d'attaquer le faubourg de Saiut-Surin , que ^ n'y avant que les avenues de gardées, on pouvoit sans péril gagner les maisons, entrer par là dans le faubourg, et couper même ceux qui défendoient les barricades et Téglise, sans qu'ils pussent se retirer dans la ville. On croyoit de plus que la demi-lune ne pouvant être défendue, on se logeroit dès le premier jour à la porte de Dijaux. Pour cet effet, le maréchal de la Meilleraye fit attaquer en même temps les barricades et les maisons du faubourg, et Paluau' avoit ordre d'y entrer par le palais Galien*, et de couper entre le faubourg et la ville, droit à la demi-lune ; mais n'étant pas arrivé dans le temps que le maréchal de la Meilleraye fit donner, on trouva plus de résistance qu'on n' avoit cru. L'escarmouche avoit commencé dès que les troupes du Roi s'étoient avancées. Ceux de la ville avoient mis des
1. La cour demeura un mois à Bourg-sur- Gironde, petite ville entre la Garonne et la Dordogne. M. Bernardau raconte (Histoire de Bordeaux, p. 464 et 465) que le Cardinal tenait un jour la carte de Bordeaux, et se faisait donner des explications topographiques par le maire de Bourg. Celui-ci ne manquait jamais de terminer ses remarques par ces mots : « Monseigneur, c'est cependant une belle ville. » Le Cardinal, impatienté du refrain, jeta la carte par terre en disant : a Oui^ bella villa et çilain peouple. »
2 . * * On résolut d'attaquer le faubourg de Saint-Surin d'autant plus volontiers que. [Ms. H^ réd. 1.)
3. Philippe de Clérembault, comte de Palluau, mare'chalen i653, mort en 166 5.
4. Voyez dans dom Devienne (p. xvi) le plan et la description de cet amphithéâtre, qui tirait son nom de l'empereur Gallien, au règne duquel on en faisait remonter la construction.
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mousquetaires dans des haies et dans des vignes qui couvroient le faubourg ; ils arrêtèrent d'abord les troupes du Roi avec une assez grande perte ^ : Choupes^, maréchal de camp, y fut blessé, et plusieurs officiers tués. Le duc de Bouillon étoit dans le cimetière de Téglise de Saint-Surin, avec ce qu'il avoit pu faire sortir de bourgeois pour rafraîchir les postes ; le duc de la Rochefoucauld étoit à la barricade, où se faisoit la principale attaque ; et après qu'elle eut enfin été emportée ' , il alla joindre le duc de Bouillon. Beauvais-Chanterac '* et le chevalier Todias ^ y furent pris prisonniers. Le feu fut très-grand de part et d'autre. Il y eut cent ou six-vingts hommes de tués du côté des ducs, et près de cinq cents de celui du Roi : le faubourg néanmoins fut emporté ; mais on ne passa pas plus outre, et on se résolut d'ouvrir la tranchée pour prendre la demi-lune. On fit aussi une autre attaque par les allées de l'archevêché. J'ai déjà dit qu'il n'y avoit point de fossé à la demi-lune : de sorte que pouvant être emportée facilement, les bourgeois n'y voulurent point entrer en garde, et se contentèrent de tirer de derrière leurs murailles. Les assiégeants l'attaquèrent trois fois avec leurs meilleures trou-