‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 246 sur 610 · Et craignant qu'il les opprimeroit. {Ms. H^ réd, i · texte numérisé non relu

Et craignant qu'il les opprimeroit. {Ms. H^ réd, i

6. Pour régner. {Ms. /^, réd. 2 .) — Pour régner seul. {Ms. /^, réd i .)

2i8 MÉMOIRES. [i65o]

à Monsieur le Prince, ils entrèrent dès lors en traité avec le président Viole \ Arnauld* et MontreuiP, serviteurs particuliers de Monsieur le Prince, qui lui mandoient toutes choses et recevoient ses réponses.

Ce commencement de négociation en produisit plusieurs particulières et secrètes, tantôt avec M. le duc d'Orléans*, Mme de Chevreuse, le Coadjuteur et M. de Cliàteauneuf , et tantôt avec le duc de Beaufort et avec

1 . Pierre Viole, conseiller au Parlement , puis président de la 4® chambre des enquêtes en 1647. Retz (tome II, p. Sy) dit qu'il « fut un des premiers qui te'moigna de la chaleur dans son corps » contre le Cardinal. Nous le retrouverons vers la fin de la Fronde, au plus vif des affaires de Bordeaux.

2. Isaac Arnauld de Corbeville, de la grande famille des Arnauld, venue d'Auvergne à Paris vers la fin du seizième siècle, était mestre de camp général des carabiniers. Resté fidèle à Condé, il mourut au château de Dijon, où il commandait pour le compte de Monsieur le Prince, en octobre i65i, c'est-à-dire un miois avant la publlcalion du y^ volume du Grand Cyrus, où se trouve son portrait sous le nom de Cléarque. Il a laissé une Relation de ce qui s'est passé en Flandres durant la campagne de 1646 (in-4°-i Paris, 1647). Il était à la fois homme de lettres et homme de guerre. V. Cousin lui a consacré un chapitre spécial, le x^, dans le tome II de la Société française au dix-septième siècle; voyez aussi une historiette de Tallemant des Réaux, tome III, p. 89. Son père, intendant des finances sous Henri IV, était l'un des frères du célèbre avocat Antoine Arnauld, le père du docteur, de M. d'Andilly et des deux grandes abbesses de Port-Royal, Angélique et Agnès.

3. Mathieu Montereul ou Montreuil, poëte, secrétaire du prince de Conty. Tallemant des Réaux (tome III, p. 295) l'appelle «Montreuil, surnommé le fou. )) Retz dit de lui (tome II, p. 278, éd. Ch.): a Montreuil.... rallioit par son zèle et par son application tous les serviteurs de Monsieur le Prince qui étoient dans Paris, et il en fit un corps invisible, qui est assez souvent, en ces sortes d'affaires, plus à redouter que des bataillons. »

4. Les anciennes éditions ont ici des leçons évidemment fautives; elles coupent autrement et abrègent; celles de la seconde série de la manière suivante : « avec le président Viole. Arnauld, Montreuil, secrétaire du prince de Conty, et plusieurs autres entamèrent des négociations avec M. le duc d'Orléans, etc. »

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Mme de Monlbazon ; d'autres traitèrent avec le Cardinal directement. Mais, comme Mme la princesse Palatine ^ avoit alors plus de part que personne à la confiance des Princes et à celle de Mme de Longueville, elle avoit commencé toutes ces diverses négociations ^, et étoit dépositaire de tant d'engagements et de tant de traités opposés \ que se voyant chargée tout à la fois d'un si grand nombre de choses contraires, elle craignit de devenir suspecte aux uns et aux autres : dans cette pensée, elle manda * au duc de la Rochefoucauld qu'il étoit nécessaire qu'il se rendît à Paris sans être connu, afin qu'elle lui dîtM'état des diverses cabales qui se formoient, et de se joindre à celle* qui pouvoit le plus avancer la liberté des Princes.

I. Anne de Gonzague de Clèves , seconde fille de Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Rethel, puis de Mantoue; elle ëpousa en i645 Edouard, prince palatin du Rhin, un des fils de Frédéric V, duc de Bavière, puis roi de Bohême. Née en 1616, elle mourut en 1684. Bossuet a écrit son oraison funèbre, qui ne s'accorde guère avec l'allégorie relative à cette princesse dans la Carte du pays de Braquerie^ par Bussy Rabutin (voyez le tome IV, p. 528, des Historiettes de Tallemant des Réaux). Retz (tome II, p. 187) fait de son esprit un éloge qu'on peut trouver exagéré, lorsqu'il écrit : « Je ne crois pas. que la reine Elisabeth d'Angleterre ait eu plus de capacité pour conduire un Etat. » — Sur son rôle dans toutes les intrigues qui suivent, consultez Retz ^ tome II, p. 3i4 et suivantes, éd. Ch.

a. Ces diverses négociations dont je viens de parler. {Ms. H, réd. I.) — Les anciennes éditions ne se contentent pas de cette expression générale ; elles font un nouveau détail des négociations.

3. Dépositaire de tant d'engagements et de tant de traités quelques {sic) opposés qu'ils pussent être. [Ms. H, réd. i.)

4. **Se voyant donc chargée de tant de choses contraires à la fois, et craignant de devenir suspecte aux uns et (ou, anc. éd.) aux autres, elle manda. (Ms. H^ réd. i.)

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