‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 266 sur 610 · Qui ne l'engageoient pas. {Ms. //, réd. i · texte numérisé non relu

Qui ne l'engageoient pas. {Ms. //, réd. i

La Rochefol'cauld. ii 16

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pour renouveler contre lui l'aigreur générale, et, en le rendant suspect à M. le duc d'Orléans, au Parlement et au peuple, par cette liaison secrète, l'exposera retomber dans ses premiers malheurs. Il considéroit encore qu'il étoit sorti de prison par un traité signé avec Mme de Clievreuse, par lequel M. le prince de Conti de voit épouser sa fille * ; que c' étoit principalement par cette alliance que les Frondeurs et le coadjuteur de Paris prenoient confiance en lui, et qu'elle faisoit aussi le même efFet envers le garde des sceaux^ de Cliàteauneuf, qui tenoit alors la première place dans le Conseil et qui étoit inséparablement attaché à Mme de Clievreuse. D'ailleurs cette cabale subsistoit encore avec les mêmes apparences de force et de crédit, et elle lui ofFroit le choix des établissements pour lui et pour Monsieur son frère. M. de Cliàteauneuf venoit même de les rétablir tous deux, et le duc de Longueville aussi, dans les fonctions de leurs charges. Enfin Monsieur le Prince trouvoit du péril et de la honte de rompre avec des personnes^ dont il avoit reçu tant d'avantages et qui avoient si puissamment contribué à sa liberté.

Quoique ces réflexions fissent balancer Monsieur le Prince, elles ne ralentirent pas* le dessein de la Reine. Elle désira toujours avec la même ardeur ** d'entrer en né-

1 . Un autre mariage encore, entre le jeune duc d'Enghien et l'une des filles du duc d'Orléans, formait la base de ce plan qui, selon l'expression deV. Cousin (Madame de Longueville pendant la Fronde^ p. 7), eût donné « à jamais la maison de Condé à la Fronde, et la Fronde à la maison de Coudé, » et qui émut si fort Mazarin dans sa retraite de Brïihl, près de Cologne.

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