toujours avec même ardeur. {Ms. H, réd. i et
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C[Ociation avec lui, espérant, ou de rattacher véritablement à ses intérêts, et s'assurer par là du retour du Cardinal, ou de le rendre de nouveau suspect à tous ses amis. Dans cette vue, elle pressa Mme la princesse Palatine de faire explitpier Monsieur le Prince sur ce qu il pouvoit desiier pour lui et pour ses amis, et lui donna tant d'espérance de l'obtenir*, que cette princesse le fit enfin résoudie de traiter et de voir secrètement chez elle MM. Servien et de Lvonne'. Il voulut que le duc de la Rochefoucauld s'y trouvât aussi, et il le fit de la participation de M. le prince de Conti et de Mme de Longueville.
Le premier projet du traité qui avoit été proposé par Mme la princesse Palatine étoit qu'on donneroit la Guyenne à Monsieur le Prince ', avec la lieutenance générale pour celui de ses amis qu'il voudroit ; le gouvernement de Provence pour M. le prince de Conti*; qu'on feroit des gratifications à ceux qui avoient suivi ses intérêts; qu'on n'exigeroit de lui que d'aller dans son gouvernement avec ce qu'il choisiroit de ses troupes pour sa sûreté ; qu'il y demeureroit sans contribuer au retour du cardinal Mazarin, mais qu'il ne s'y opposeroit pas; et quoi qu'il arrivât, que Monsieur le Prince^ seroit libre d'être son ami ou son ennemi, selon que sa conduite lui en donneroit sujet. Ces mêmes conditions furent non-seulement confirmées, mais encore augmentées par MM. Servien et de Lyonne; car sur ce que Mon-