‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 303 sur 610 · desiroit aussi. {Ms, H^ réd · texte numérisé non relu

desiroit aussi. {Ms, H^ réd

5. Sur Mourond, voyez ci-dessus, p. 178, note 6. — « Mme de Longueville, dit Retz (tome III, p. lao, éd. Ch.), sur le tout vouloit en des moments l'accommodement, parce que M. de la Rochefoucauld le souhaitoit, et desiroit, en d'autres, la rupture, parce

(le T.oni^iievillo qu'il n'y avoit que son cloignenicnt de Paris (]ui put satisfaire Alonsieur son mari ^ et rompre'^ le vovai^e qu'elle craignoit ; que Monsieur le Prince se pouvoit aisément lasser de la protection qu'il lui avoit donnée jusiiu'alors, ayant un prétexte aussi spécieux que celui de réconcilier une femme avec son mari, et surtout s'il crovoit s'attacher par là M. le duc de Lonj^^ueville; de plus, qu'on l'accusoit de fomenter elle seule ^ le désordre ; qu'elle se trouveroit responsable en plusieurs laçons, et envers INIonsieur son frère et envers le monde \ d'allumer une guerre dans le Royaume, dont les événements seroient funestes à sa maison '^ ou à l'Etat, et qu'elle avoit presque un égal intérêt ^ à la conservation de l'un et de l'autre. Il lui représentoit encore que les excessives dépenses que Monsieur le Prince seroit obligé de soutenir ne lui laisseroient ni le pouvoir ni peut-être la volonté de subvenir à la sienne, et que, ne tirant rien de M. de Lonc^ueville, elle se trouveroit réduite à une insupportable nécessité; qu'enfin, pour remédier à tant d'inconvénients, il lui conseilloit de prier Monsieur le Prince de trouver bon que Madame la Princesse, M. le duc d'Enghien et elle, se retirassent à Mourond, pour ne l'embarrasser point dans une marche précipitée, s'il se trouvoit obligé de partir, et pour

qu'elle l'éloignoit de Monsieur son mari , qu'elle n'avoit jamais aimé, mais qu'elle avoit commencé à craindre depuis quelque temps. »

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