A sa famille. {Ms. //", réd. i
6 ** Presque également intérêt. {Ms, H^ réd. i.)
La Rochefoucauld. II 18
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n'avoir pas aussi le scrupule de participer à la périlleuse résolution qu'il alloit prendre, ou de mettre le feu dans le Royaume par une guerre civile, ou de confier sa vie, sa liberté et sa fortune à la foi douteuse du cardinal Mazarin. Ce conseil fut approuvé par Mme de Longueville \ et Monsieur le Prince voulut qu'il fût suivi bientôt après.
Le duG de Nemours commençoit à revenir de son premier emportement^, et, bien que toutes ' ses passions subsistassent encore, il ne s'y laissoit pas emporter avec la même impétuosité qu'il avoit fait d'abord. Le duc de la Rochefoucauld se servit * de cette occasion pour le faire entrer dans ses sentiments. Il lui fit connoître que leurs intérêts ne pouvoient jamais se rencontrer dans une guerre civile ; que Monsieur le Prince pouvoit bien détruire leur fortune par de mauvais succès, mais qu'ils ne pouvoient^ presque jamais se prévaloir des bons, puisque la diminution de l'Etat causeroit aussi nécessairement leur ruine ^ ; que, comme Monsieur le Prince avoit peine à se résoudre de prendre les armes, il en auroit encore plus à les quitter, s'il les prenoit ^ ; qu'il ne trouveroit pas aisément sa sûreté à la cour après l'avoir offensée, puisqu'il ne l'y pouvoit pas rencontrer sans avoir encore rien fait ^ contre elle ;
1. ** Approuvé de Mme de Longueville. (3Is. //, réJ. i et 2.)