Auparavant que de se déclarer. {Ms. H^ réd. i
8. Après son retour de Paris. {Ms. H, réd. 2.) — ""^ Depuis son retour à Paris. {Ms. II, réd. i.)
MÉMOIRES. [i6;u] 279
sures de concert avec lui, et de lui faire part de ses desseins, il s'en étoit non-seulement éloigné, mais avoit mieux aimé laisser périr les troupes* qui venoicnt de combattre pour sa liberté^, que de dire un mot pour leur faire donner des quartiers d'hiver. Il ajouta encore qu'il avoit affecté de ne se louer ni de ne se plaindre''' de Monsieur le Prince, pour ne pas donner lieu* à des éclaircissements dans lesquels il ne vouloit pas entrer ; qu'il crovoit n'avoir rien oublié pour servir Monsieur le Prince ^ ; mais qu'il prétendoit aussi que l'engagement où il étoit entré avec lui^ avoit dû finir avec sa prison, et qu'ainsi il pouvoit prendre des liaisons selon ses inclinations ou ses intérêts^. Ce furent les raisons par lesquelles M. de Turenne refusa de suivre une seconde fois la fortune de Monsieur le Prince. Le duc de Bouillon*, qui vouloit éviter de s'expliquer^, se trouvoit bien embarrassé pour s'empêcher de répondre précisément. Monsieur le Prince et lui avoient choisi pour médiateur entre eux le duc de la Rochefoucauld***; mais, comme ce dernier jugeoit bien** qu'un emploi*^ comme celui-là est toujours délicat parmi des gens qui doivent convenir sur
1. Mais encore il avoit mieux aimé laisser périr les troupes de M. de Turenne. (Ms. H^ réd. i et vt.)