Les ennemis se contentèrent. (My. /f, réd
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deux escadrons le jour précédent*, et lui donnèrent tout le temps nécessaire ^ pour faire sauter la tour de Tonne- Charente, et se retirer, delà Teau, à la Bergerie sans être pressé^. Le comte d'Harcourt perdit alors une belle occasion de le combattre dans sa retraite et à demi passé ; il en eut encore ce jour même une plus avantageuse, dont il ne sut pas se prévaloir ; car il arriva que Monsieur le Prince se reposa entièrement sur le soin d'un maréchal de camp*, à qui il avoit ordonné de rompre ^ le pont de bateaux en sorte qu'il ne pût être rétabli, et, sur cette assurance, il mit ses troupes dans des quartiers séparés, dont quelques-uns étoient éloignés du sien d'une lieue et demie, sans craindre qu'on put aller à lui, la rivière étant entre deux ; mais l'officier, au lieu de suivre exactement son ordre, se contenta de détacher les bateaux, et de les laisser aller au cours de l'eau : de sorte qu'étant repris par les gens du comte d'Harcourt, on refit le pont^ dans une heure, et à l'instant même il fit passer trois cents chevaux et quelque infanterie pour garder la tête du pont. Cette nouvelle fut portée à Monsieur le Prince à la Bergerie, et il crut d'autant plus que le comte d'Harcourt marcheroit au milieu de ses quartiers pour les tailler en pièces l'un après l'autre, que c'étoit^ le parti qu'il avoit à prendre. Cela l'obligea de mander à ses troupes de quitter leurs quartiers pour revenir ^ en diligence à la Bergerie , et à l'instant même il marcha