‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 352 sur 610 · Et qu'il essayoit de traiter. {Ms. //, réd. i et · texte numérisé non relu

Et qu'il essayoit de traiter. {Ms. //, réd. i et

3i8 MÉMOIRES. [i65i]

il est vrai que le duc de Bouillon étoit convenu avec le duc de la Rochefoucauld, et ensuite avec M. Lesnet, de toutes les conditions que j'ai dites \ et qu'il crut s'en pouvoir dégager par les raisons dont j'ai parlé^; M. de Turenne, au contraire, qui s' étoit entièrement séparé des intérêts de Monsieur le Prince, dès qu'il fut sorti de prison, ignoroit même, à ce qu'il a dit depuis, les traités et les engagements du duc de Bouillon son frère ^.

Monsieur le Prince se voyant donc dans la nécessité d'envoyer promptement un chef pour soutenir le poste qu'il avoit destiné à M. de Turenne, jeta les yeux sur le duc de Nemours, dont la naissance et les agréables qualités *, jointes à une extrême valeur, pouvoient suppléer en quelque sorte à la capacité de M. de Turenne. Il le fit partir^, avec toute la diligence possible, pour aller en Flandres par mer ; mais n'ayant pu en supporter les incommodités, il fut contraint d'aller par terre, avec beaucoup de temps et de péril, à cause des troupes qui ramenoient en France le cardinal Mazarin^. Il envoya^ aussi le duc de la Rochefoucauld à Bourdeaux, pour disposer M. le prince de Conti à s'en aller à Agen affermir les esprits des peuples, qui com-

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