Étoit venue. {Ms. H^ réd. i et
5. Sur l'échange de violences qui eut lieu entre eux à Orléans, durant un conseil de guerre où Mademoiselle était présente, voyez les Mémoires de cette dernière, tome II, p. 12 et i3, et les Mémoires de Tavannes^ p. 117 et 118. La querelle, provisoirement accommodée, se ranima plus tard et aboutit, le 3o juillet suivant, au fameux duel dans lequel Nemours fut tué d'un coup de pistolet par son beau-frère; voyez ci-après, p. 419-
6. Capables de tenir. {Ms. /f, réd. i .) — Dans le ms. H (réd. 2) et dans les anciennes éditions de 1662-88 : « suffisantes de tenir».
elle étoit encore fortifiée^ des troupes que le Cartlinal avoil amenées cVAllemagne et du voisinage* de la cour. Les ordres que Monsieur le Prince avoit donnés au duc de Nemours ' étoient de passer la rivière de Loire pour secourir Mourond, et de marcher aussitôt vers la Guyenne* . Le duc de Beau fort en recevoit de tout contraires de M. le duc d'Orléans, qui ne pouvoit consentir^ que Tarmée s'éloignât de Paris®, et qui appréliendoit ^ que le peuple ou le Parlement ne changeassent de sentiment lorsqu'ils verroient l'armée de M. de Nemours passer en Guyenne, et celle du Roi demeurer dans leur voisinage. Le coadjuteur de Paris, qui avoit alors plus de part que nul autre® à la confiance de M. le duc d'Orléans®, et qui vouloit se faire cardinal***, augmentoit encore ses craintes et ses irrésolutions. Il insistoit à retenir l'armée au deçà de la rivière de Loire, non-seulement pour la rendre inutile à Monsieur le Prince, de qui il étoit ennemi, mais aussi pour faire voir à la cour qu'il étoit le maître absolu de la conduite de Monsieur, et qu'il pouvoit