Voyez plus haut, p
4. On conçoit fort bien que la cour et surtout Mazarin, qui tenait à couronner lui-même Pœuvre diplomatique commencée à Munster, n'admissent pas la prétention de Condé à négocier la paix générale : qui donc ignorait que Monsieur le Prince était lié avec l'Espagne par un traité ?
5. Consultez sur cette première négociation, où les Frondeurs eurent un rôle de dupes, Mme de Mol tei>Ule^ tome IV, p. 5 et suivantes.
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passé aujourd'hui, et qu'on veut une réponse positive de oui ou de non sur tous les points, n'étant pas possible de se relâcher sur aucun : on veut agir sincèrement, et, comme cela, on ne veut promettre que ce qu'on veut exécuter, et aussi on veut être assuré des choses promises.
2. On souhaite que M. le cardinal Mazarin sorte présentement du Royaume, et qu'il aille à Bouillon.
3. Qu'on donne pouvoir à Monsieur et à Monsieur le Prince de faire la paix générale, et qu'ils y puissent travailler présentement.
4. Qu'à cet effet, on tombe d'accord des conditions justes et raisonnables de la paix, et que Monsieur le Prince puisse envoyer en Espagne pour les ajuster, et arrêter le lieu de la conférence.
5. Qu'on fasse un conseil composé de personnes qui ne seront pas suspectes, et dont on conviendra.
6. Qu'on ôte le surintendant, et qu'on règle semblablement les finances par un bon conseil.
7. Que tous ceux qui ont servi Monsieur ou Messieurs les Princes soient rétablis dans leurs biens et dans leurs charges et gouvernements, pensions et assignations, et qu'ils soient réassignés sur de bons fonds, et Messieurs les Princes aussi * .
8. Que Monsieur soit satisfait sur les choses qu'il peut désirer pour lui, et pour ses amis et serviteurs.
I. « U assignation, en termes de finances, ëtait un mandement ou ordonnance aux trésoriers pour payer une dette sur un fonds détermine. C'était, avant Colbert surtout, l'occasion de beaucoup d'abus. Les assignations données aux créanciers de l'Etat portaient quelquefois sur un fonds déjà épuisé; le créancier qui ne pouvait se faire payer vendait à vil prix son assignation à quelque financier qui avait assez de crédit pour la faire réassigner sur un autre fonds et en obtenir le payement. » (Dictionnaire des Institutions de la France^ par M. A. Cliéruel.)
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9. Que les troupes et oflîciers* qui ont suivi ^ïessieurs les Prinees seront traitées comme elles l'étoient auparavant, et auront le même rang qu'elles avoient^.
10. Qu'on accorde à Messieurs de Bourdeaux les choses qu'ils demandoient avant cette guerre, et pour lesquelles ils avoient des députés à la cour.
1 1 . Qu'on accorde quelque décharge des tailles dans la Guvenne, selon qu'on conviendra de bonne foi.
12. Qu'on accorde à JM. le prince de Conti la permission de traiter du gouvernement de Provence avec M. d'Angouléme, et de lui donner la Champagne en échange, ou de vendre ce gouvernement-là à qui il voudra, pour en donner l'argent à M. d'Angouléme, et le surplus lui sera baillé par le Roi.
i3. Qu'on donne à M. de Nemours le gouvernement d'Auvergne.
14. Qu'on donne à M. le président Viole la permission de traiter d'une charge de président au mortier ou de secrétaire d'Etat, et parole que ce sera la première, et une somme d'argent dès cette heure, pour lui en faciliter la récompense.
i5. Qu'on accorde à M. de la Rochefoucauld le brevet qu'il demande^, pareil à celui de MM. de Bouillon et de Guemené pour le rang de leurs maisons, et six-vingt mille écus, pour traiter du gouvernement de Xaintonge et d'Angoumois, si on le veut vendre, ou de tel autre qu'il voudra.