Si aisé à surprendre. [Ms. H., réd. i
6. Rapprochez de la maxime 117 (tome I, p. 81), où la Rochefoucauld dit : « On n'est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres. »
7. Qui croyoit rencontrer tous ses avantages et toutes ses suretés. {Ms. //, réd. I et 2.)
8. A Villeneuve-Saint-Georges, où il s'était arrêté, revenant
MÉMOIRES. [i65a] 897
pris lorsque M. de Tiirenne lui manda qu'il le cliar- ^eioit, s'il ne déeampoit et ne se reliroit en Flandres*. Les troupes de M. de LoiTaine n'étoient pas inférieures à celles du Roi *, et un homme qui n'eût eu soin que de sa réputation eût pu raisonnablement hasarder un combat; mais, quelles que fussent les raisons de M. de Lorraine, elles lui firent préférer le parti de se retirer avec honte, et de subir ainsi le joug que M. de Turenne lui voulut imposer'. Il ne donna aucun avis de ce qui se passoit à ^L le duc d'Orléans ni à Monsieur le Prince, et les premières nouvelles qu'ils en eurent leur apprirent confusément que leurs troupes étoient sorties d'Etampes, que l'armée du Roi s'en étoit éloignée, et que M. de Lorraine s'en retournoit en Flandres *, prétendant avoir pleinement satisfait aux ordres des Espagnols, et à la parole qu'il avoit donnée à M. le duc d'Orléans de faire lever le siège d'Etampes. Cette nouvelle surprit tout le
d'Etampes. Voyez Mademoiselle^ tome II, p. 78-81, et Désormeaux, Histoire du prince de Condé^ tome III, p. 278.
I. Tout d'un coup marcher M. de l'urenne à lui avec toute l'armée, et il fut surpris lorsqu'il lui manda qu'il le chargeroit, s'il ne déeampoit et ne se retiroit en Flandres. [Ms. H^ réd. 2.) — *Tout d'un coup marcher M. de Turenne à lui, avec toute l'armée, qui lui manda de décamper de (à, anc. éd.) l'heure même et de {ien, anc. éd.) retourner en Flandres. [Ms. //, réd. i.)
1. Il avait cinq mille hommes à cheval, trois mille fantassins, et une excellente artillerie. « Sa cavalerie étoit fort belle, dit Mademoiselle (tome II, p. 79); mais pour son infanterie, elle ne l'étoit pas trop : il avoit des Irlandois, qui, pour l'ordinaire, ne sont ni de bonnes ni de belles troupes; tout ce qu'ils ont de recommandable sont leurs musettes. »
3. Lui vouloit imposer. {Ms. H^ réd. i cf 2.) — Voyez les Mémoires de Retz, tome IV, p. ap-Si, éd. Ch.
4. Turenne leva le siège d'Etampes le 7 juin, après y avoir fait de très-gi'osses pertes; la retraite du duc Charles eut lieu le 16 juin. Voyez, dans M. Moreau [Biblïograplùe ^ tome III, p. 366 et 367), la liste des nombreuses Mazarinades imprimées à cette occasion.
398 MÉMOIRES. [ï652]
monde*, et fit résoudre Monsieur le Prince^ d'aller joindre ses troupes, craignant que celles du Roi ne les chargeassent en chemin. Il sortit de Paris avec douze ou quinze chevaux, s' exposant ainsi à être rencontré par les partis des ennemis. Il joignit son armée à Linas^, et l'amena loger vers Villejuive*; elle passa ensuite à Saint- Cloud, où elle fit un long séjour, pendant lequel, nonseulement la moisson fut toute perdue*, mais presque toutes les maisons de la campagne furent brûlées ou pillées, ce qui commença d'aigrir les Parisiens^, et Monsieur le Prince fut près d'en recevoir les funestes marques en la journée de Saint-Antoine', dont nous allons parler.
Cependant Langlade ^ alloit et venoit de la part du
1. D'après Mademoiselle, ce fut plus que de la surprise. « Tout Paris, dit-elle (tome II, p. 82), étoit dans des déchaînements horribles contre les Lorrains : personne ne s'osoit dire de cette nation, de peur d'être noyé. »
2. ** Et fit prendre résolution à Monsieur le Prince. [Ms. H, réd. I et 2.)