‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 450 sur 610 · La moisson fut perdue. [Ms. ^, réd. i et · texte numérisé non relu

La moisson fut perdue. [Ms. ^, réd. i et

6. ** Ce qui commença l'aigreur des Parisiens. (Ms. H., réd. 1 et 2.) — Voyez le Journal contenant ce qui se passa de plus remarquable dans le Royaume pendant cette guerre civile à Paris (Bibliographie des Mazarinades, tome I, p. 82-84)- — Les bourgeois de Paris allèrent en corps au Luxembourg se plaindre des vols et des violences de l'armée des Princes ; il y eut même des rixes entre bourgeois et soldats. Il est certain que, dès le mois de juin, la fatigue était générale à Paris ; tous les pamphlets de cette période de la Fronde en témoignent. Voyez, entre autres , C Esprit de paix., en date du 25 juin 16^2, où l'on conseille aux Parisiens d'aller au palais d'Orléans demander le Roi et la paix sans condition {Choix de Mazarinades .^ tome II, p. 375 et suivantes).

7. **Dont Monsieur le Prince fut près de recevoir de funestes marques à la journée de Saint-Antoine. {Ms. H., réd. i et 1.)

8. Sur Jacques de Langlade, alors secrétaire du duc de Bouillon, voyez ci-dessus, la note 6 de la page i83.

MEMOIRES. [r652] Î99

Cardinal à Monsieur le Prince*. On étoit déjà convenu* des principales conditions; mais plus le Cardinal insistort' sur les moindres, et plus on devoit croire qu'il * ne vouloit pas traiter. Ces irrésolutions donnoient de nouvelles forces à toutes les cabales, et de la vraisemblance à tous les divers bruits qu'on vouloit semer; jamais Paris n'a été plus agité, et jamais Tesprit de Monsieur le Prince n'a été plus partagé pour se résoudre à la paix ou à la guerre. Les Espagnols le vouloient éloigner de Paris, pour empêcher la paix, et les amis de Mme de Longueville contribuoient à ce dessein, pour l'éloigner aussi de ^ïme de Chàtillon. D'ailleurs Mademoiselle avoit tout ensemble le même dessein qu'avoient les Espagnols et celui qu'avoit ^Ime de Longueville * : car, d'un côté, elle vouloit la guerre comme les Espagnols, afin de se venger^ de la Reine et du Cardinal, qui ne vouloient pas qu'elle épousât le Roi, et, de l'autre, elle desiroit, comme Mme de Longueville, de rompre^ la liaison de Monsieur le Prince avec Mme de Chàtillon, et avoir plus de part qu'elle à sa confiance et à son estime. Pour y parvenir*

I. Au lieu de cette phrase, on lit dans le ms. H (réd. i) : « Cependant Gaucourt avoit des conférences secrètes avec le Cardinal, qui lui temoignoit toujours de désirer la paix avec empressement.

a. Il étoit déjà convenu. [Ms. B, réd. 2.) — **11 étoit convenu. {Ms. H, réd. 1.)

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