‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 483 sur 610 · Avoir réveillé contre lui. (My. H^ réd. i · texte numérisé non relu

Avoir réveillé contre lui. (My. H^ réd. i

4. 11 s'agit ici de Basile Foucquet, abbé commendataire de Barbeau (Seine-et-Marne) et frère du fameux surintendant des finances, Nicolas Foucquet.

5. On lui imputa presque toutes sortes de crimes; et Monsieur le Prince, pour se justifier des soupçons que les Espagnols et les Frondeurs conçurent d'un traité secret avec la cour, par l'entremise de l'abbé Foucquet, accusa M. de Chavigny d'avoir écouté des propositions sans sa participation. {Ms. //^, réd. 2.) — On lui imputa quasi toutes sortes de crimes; mais Monsieur le Prince particulièrement se voulut justifier à ses dépens des soupçons — de l'abbé Foucquet. Monsieur le Prince accusa donc, etc. {Ms. //, réd. i.) — Le texte des anciennes éditions postérieures à 1688 se rapproche beaucoup de celui de la réd. i du ms. H, tant pour cette variante que pour celles que contiennent les deux notes suivantes.

*» Le correcteur a sans doute oublié d'effacer pour lui.

Tordre de Monsieur le Prince. On fit courir aussi des copies d'une lettre interceptée de F abbé Foucquet, par laquelle il mandoit à la cour que Goulas * porteroit Monsieur à se détacher de Monsieur le Prince, s'il n'acceptoit les conditions de paix qu'on lui ofFroit; et, comme Goulas dépendoit entièrement de M. de Chavigny, on soupçonna ce dernier d'avoir part à cette négociation et de tromper en même temps Monsieur le Prince vers la cour et vers M. le duc d'Orléans^.

I. Ne se pouvoit de'partir. Il le crut ai'nsi peut-être sur ce qu'on fit courir des copies d'une lettre interceptée de l'abbé Foucquet, par laquelle il mandoit à la cour, dans l'original, que Goulas, {Ms. H^ réd. 2.) — Ne se pouvoit départir; et, pour le prouver, on fit courir des copies d'une lettre interceptée de l'abbé Foucquet, où il mandoit à la cour, dans le vrai original que j'ai vu, que Goulas. {Ms.H^réd. I.) — Voyez dans \ç^?, Mémoires de Mademoiselle (tome II, p. 173-177) le texte de cette lettre, dont il est parlé, comme contenant « un assez important caquet », dans la Muze historique de Loret, à la date du 5 octobre, p. 294; voyez aussi les lettres de la Rochefoucauld à Lenet en date des i3 et 16 octobre i652.

2 Qu'on lui offroit. Mais, dans les copies qu'on en vit {qii'on

en donna^ réd. i), on avoit mis le nom de M. de Chavigny à la place de celui de Goulas ; et ainsi on l'accusoit de trahir en même temps Monsieur le Prince, tant à l'égard de la cour qu'à l'égard de M. le duc d'Orléans {vers la cour et çers M. le duc d'Orléans, réd. i), quoiqu' {en effet ^ réd. i) il soit véritable que Monsieur le Prince traitoit lui-même {trnitoit tous les jours ^ réd. i) avec l'abbé Foucquet, et qu'il en rendoit compte à M. de Chavigny : ce qui fait que je ne puis attribuer la cause de ce procédé qu'à d'autres mécontentements particuliers que Monsieur le Prince avoit de M. de Chavigny, et à l'envie qu'il avoit alors de faire la guerre, qui, étant combattue par ses amis, lui fit changer de conduite avec eux et avec M. de Chavigny, et donner toute sa confiance aux Espagnols, auxquels il lui importoit {de ce procédé qu^à Vextréme envie que Monsieur le Prince avoit alors de faire la guerre^ laquelle étant combattue par ses

amis^ lui fit changer de conduite avec eux et donner aux Espagnols^

à qui il importoit^ réd. i) de cacher ses conférences avec l'abbé Foucquet. {Ms. //, réd. I et 1.) — Voyez, sur cette négociation, les Mémoires de Retz., tome IV, p. 109 et iio, éd. Ch.

MÉMOIRES. [iGf)/] A^7

Dans le temps* que M. de Cliavigny mourut à Paris % le duc de Bouillon mourut à Pontoise^. Ce fut une perte considérable pour les deux partis. Il étoil en état de contribuer à la paix, et il pou voit plus que personne établir la confiance entre Monsieur le Prince et le cardinal Mazarin, dans le traité que Langlade, secrétaire du cabinet, ménaiieoit*. Cette mort du duc de Bouillon'^ devroit seule ^ guérir les hommes de Tambition, et les dégoûter de tant de plans qu'ils font pour réussir dans leurs grands desseins \ L'ambition^ du duc de Bouillon éloit soutenue de toutes les qualités^ qui dévoient*** la rendre heureuse. Il étoit vaillant, et sa voit parfaitement tous les ordres de la guerre. Il avoit une éloquence facile, naturelle, insinuante; [son esprit étoit net, fertile

I. Dans le même temps. {Ms. //, réd. 2.) — Cet alinéa et le suivant manquent dans les anciennes éditions de la première série (1662-88).

a. j4 Paris manque dans le ms. H (réd. i).

3. * Mourut aussi à Pontoise. {Ms. H, réd. i.) — Les anciennes éditions de la seconde série omettent les deux phrases suivantes, et reprennent par cette apposition : « mort qui devroit guérir, etc. >

4 A Pontoise. On peut dire que ce fut pour le malheur de

la France, parce qu'apparemment il eût fait la paix ; car Monsieur le Prince l'avoit demandé pour garant des conditions du traité que I^nglade négocioit; et il n'y avoit que lui qui pût le rassurer contre la défiance qu'il avoit du Cardinal. {Ms. H^ réd. 2.)

5. Du duc de Bouillon manque dans le ms. H (réd. i). — Le duc de Bouillon mourut le 9 août i652. Voyez dans le Nouveau siècle de Louis XIV .^ tome I, p. 149, son épitaphe satirique.

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