Pouvoient. {Ms. 11^ réd. i et
428 MÉMOIRES. [i652]
en expédients *,] et capable de démêler^ les affaires les plus difficiles; son sens étoit droit, son discernement^ admirable, et il écoutoit les conseils qu'on lui donnoit avec douceur, avec attention, et avec un certain égard obligeant dont* il faisoit valoir les raisons des autres, et sembloit en tirer ses résolutions. Cependant^ de si grands avantages^ lui furent souvent inutiles^, par Topiniàtreté de sa fortune, qui s'opposa presque toujours^ à sa prudence, et il mourut dans le temps que son mérite et le besoin que la cour avoit de lui, auroient apparemment^ surmonté son mallieur.
Les Espagnols se vengeoient, par une longue et rude prison, de l'entreprise ^* que le duc de Guise avoit faite sur le royaume de Naples**, et se montroient depuis
1. Les mots que nous mettons entre crochets manquent dans le manuscrit D de la Roclie-Guyon ; le copiste les a probablement sautas. Ils sont également omis dans les anciennes éditions. Nous les donnons d'après le ms. H.
2. Il avoit l'esprit net, fertile en expédients, et propre à soutenir. [Ms. /T, ré(L I.)
3. Outre qu'il avoit un sens droit et un discernement. {Ms. H, réd. I.)