‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 533 sur 610 · I. Voyez p. 181-184. — 2. Voyez p. 186 et · texte numérisé non relu

I. Voyez p. 181-184. — 2. Voyez p. 186 et

APPENDICE AUX MÉMOlllES. 4î)i

„. combattant point, il se rendoit certainement le maure de la cam-

''Tn ce temns-là, /. maréchal de la Meilleraye eut ordre de marcher çers Bourdeaux a.ec son armée, et le Roi partit aussi pour y .»ller. 6.. nouvelles firent hâter les ducs <lo Bouillc.n et do la Hocl.^foucauc défaire leur, le.ée. et de faire la revue ,enôale des hourgecns de la ville pour se préparer à uu siège*. On fit môme préparer <juet<jues dehors l Bourdeaux, mais, comme l'argent d'Espagne ne venoit point, on ne put mettre aucun ou.ra^e en défense; car dans toute cette guerre on n^a touché des Espagnols que deux cent .mg, „ulle h.res le .este ayant été pris sur lecLoi, ou sur le crédit de Madame la Princesse, ou des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld, ou de M. Lacs ne, Neanmoins, en très-peu de temps on Ic.a près de trocs mdle hommes de pied et sept ou huit cents che.aux. On prit Castclnau, qui est a quatre lieues de Bourdeaux, et on se seroit étendu davantage sans les noccvelles nue ron eut de rapproche du maréchal de la Meilleraye du cote d Ent,'e les deux mers, et de celle du duc d^Épernon, qui .cntjomdre celle du crénéral de la Valette. Sur ces a,is, les ducs de Boudlon et de la Rochefoucauld dépêchèrent le marquis de Sillerj en Espagne, pour faire savoir Yétat des choses et pour faire venir promptement le secours c^n on en avoit promis\ Cependant on laissa nne garnuon dans Castelnau, et on se refera, a.ec le reste des troupes a Blanquefort, nui esH deux lieues de Bourdeaux. Ce fut en ce heu-la ou le duc d^Elernon .int attaquer les quartiers. Les ducs de Boudlon et de la Rochefoucauld étoient retournés à Bourdeaux, et Chambon, maréchal de camp, commandoit les troupes. Elles étoient de beaucoup plus focbles nue celles du duc d^Épernon. Néanmoins, bien qu'il ne put défendre rentrée de son quartier , les marais et les canaux qui en ennronnoient une partie lui donnèrent moyen de se retirer sans être rompu et de sauçcr les troupes et tout le bagage. Sur le point de ce combat, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld partirent de Bourdeaux a.ec un grand nombre de bourgeois, et, ayant joint leurs troupes, retournèrent rers le duc cTÉpernon, dans le dessein de le combattre, si les mêmes canaux ne les avolent empêchés de ^enir aux mains. Tout se passa en escarmouches, où le duc d'Épernon j^.r^i^ beaucoup d'officiers et de soldats; du côté de Bourdeaux, il y eut peu de gens tués. Guitaut, chambellan de Monsieur le Prince, y fut blessé, et depuis cela les troupes du maréchal de la Meilleraye et celles du duc d'Epernon serrèrent Bourdeaux de plus près. Le Roi arriva à Libourne : il fit attaquer le château de Faire, sur la Dordogne. Le gouverneur iétant rendu

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