A ce pas, la Reine
8. Dans les textes de 1662-1664» 1717, i8o4-i838, le commencement de cette phrase est joint à la précédente; le point est après le mot paix, et le paragraphe recommence aux mots : « Ces discours. »
rj. L'image de la chose, (1662-1838.)
blableraent ' firent tant d'impression sur son esprit, qu'il ferma les oreilles à toute la neutralité*, sans se soucier de perdre la bienveillance publique. Il est certain que les grands génies, comme celui de Monsieur le Prince, produisent de grandes vertus, mais qu'ils paroissent aussi avec de grands défauts^, et que, par une immodération invincible, il a ruiné tous les avantages que la nature et la fortune avoient joints^ à l'envi en sa personne, qui étoient tels qu'il auroit^ surpassé la gloire des plus grands liommes des siècles passés, si la piété, la justice et la solidité eussent répondu à cette valeur suprême, à cette fermeté incroyable dans les adversités, et à ces belles lumières d'esprit qui se faisoient remarquer en lui. Monsieur le Prince se seroit fait adorer de tout le monde, s'il se fût ménagé dans le dessein de traiter ses affaires ® par la douceur' : au lieu qu'il a été contraint par sa conduite précipitée de recourir à des moyens qui l'ont porté à des extrémités étranges. Il accompagna M. le duc d'Orléans au Parlement, et, poussé de sa mauvaise destinée, aussitôt que Viole eut invoqué le Saint-Esprit pour illuminer Messieurs les Princes sur la conduite du Cardinal, Monsieur le Prince se lève, et lui impose silence"; cela excite assez ^ inconsidérément le murmure des plus jeunes conseillers; il s'enflamme par ce bruit, et les menace de la main et de la parole'**. Dans ce moment, il perd les affections de la Compagnie, et, lorsque cette action se fut répandue dans le monde, l'estime que l'on avoit conçue de lui par ses victoires se changea en crainte, et son amitié dans une haine , pour ne pas dire exécration, contre sa personne, dont il n'est revenu que par des infortunes" signalées.
Or, comme il étoit int(Tessé par sa propre querelle dans celle de la cour, il écoute toutes les propositions pour réduire le Parlement. On lui fait voir que le plus sûr moyen et le plus prompt est d'as-