Voyez ci-dessus, p. 521, note i
qu'à môme temps ' il s'attribuât eelui d'eu établir de uouveaux ;i sou choix, et qu'eucoro que les mutntious fréquentes soient pernicieuses aux Etats, voire même qu'il soit plus avantageux quelquefois d'eu souffrir un mauvais que de le ciianger, qu'il y a péril'^ que, si on soutire une usurpation jusqu'à présent inouïe, il n'attaque les personnes priviU'giées, et qu'il n^y ait rien d'assez sacré qui ne soit violé par cette licence ; que la condition des conseillers seroit belle s'ils iraposoient des lois aux rois, et celle des princes du sang misérable, s'ils les recevolent ; que cette nouvelle piatiquc choque la monarchie, qui est absolue ^ et indépendante, est contraire'' aux institutions* de la France, et même à l'institution du Parlement; que, s'il y a des abus dans le Royaume, ils doivent être réformés dans les assemblées*^ des états généraux, et non par les arrêts d'une compagnie dont les suffrages sont plutôt comptés que pesés ; que toutes les fois que le Parlement avoit été au delà de son devoir, il avoit reçu des corrections sévères, tantôt du feu Roi, tantôt de Henri IV et de Charles ÏX", et des autres rois leurs prédécesseurs, pour des sujets moins dangereux que celui-ci ; que les grands empires ne se maintiennent point par de lâches conseils ; qu'il faut faire épreuve de son courage et de ses forces, et que la justice des souverains consiste dans leur pouvoir; que lui. Monsieur le Prince, est intéressé, en la personne du Cardinal, de s'opposer à une entreprise qui tend à la destruction de la maison royale ; et que si M. le duc d'Orléans et Son Altesse ne veulent tenir ferme à ce pas, que la Reine' sera contrainte d'aller, avec ses enfants, implorer le secours des princes alliés de la couronne.
Outre que Monsieur le Prince croyoit que les innovations faite:} par le Parlement à la déclaration blessoient l'établissement de la paix, ces discours^, qui représentoient l'image des choses^, vraisem-