Qu'il n'avoit pas
4- « Cette insinuation, dit Mme de Motteville (qui vit croître jour par jour la faveur de Mazarin), se fît facilement dans l'àme de la Reine L'évéque de Beauvais diminuant de puissance à mesure que celle de son compétiteur augmenta, ce nouveau ministre commença dès lors à venir les soirs chez la Reine et d'avoir avec elle de grandes conférences. » {Mémoires, tome I, p. in.)
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réussir sans peine clans son dessein : il savoit avec quelle facilité il avoit fait changer de sentiments* à la Reine pour ceux à qui il avoit voulu iniire; il voyoit encore qu'elle avoit condamné trop publiquement la conduite du cardinal de Richelieu, pour conserver dans les affaires un homme qui y étoit mis de sa main, et qu'elle accusoit d'avoir porté le Roi à la déclaration dont j'ai parlé.
Cette confiance fit négliger au duc de Heaufort et à l'évéque de Beauvais beaucoup de précautions durant la vie du Roi , qui leur eussent été utiles après sa mort ; et, s'ils eussent fait alors tout ce qu'ils pouvoient faire contre le Cardinal *, la Reine étoit ' encore assez irrésolue pour recevoir les impressions qu'on eût pu lui donner. Elle me cachoit moins qu'aux autres l'état de son esprit, parce que, n'ayant point eu d'intérêts * que les siens, elle ne doutoit pas que je ne suivisse ses sentiments. Elle souhaita même que je fusse ami du duc de Beaufort et que je me déclarasse pour lui contre le maréchal de la Meilleraye^, bien qu'il fut des amis de mon père et le mien. Elle voulut aussi que je visse le cardinal INIazarin, ce que j'avois évité de faire depuis la déclaration ; elle ne m'en pressoit d'abord que sous le prétexte de me faire faire ma coui" auprès du Roi et pour