Bientôt après de la traverser
2. D'après la duchesse de Nemours (p. i3i), ce serait le duc d'Engliien lui-même qui, furieux de voir sa passion pour Mlle du Vigean traversée par sa sœur, aurait a dit à M. de Longueville son mari tout ce qu'il crut le plus nuire à cette dame, » c'est-à-dire évidemment sa liaison avec le prince de Marcillac, et aurait conseillé au duc de la « faire enfermer dans une de ses maisons. »
3. Les mots : par beaucoup de bruit et sont en interligne dans le manuscrit D, et changèrent est au-dessus de changea, biffé.
4. Le 20 juin ifi46. {La Jeunesse de Madame de Longueville, ^p. 276.)
5. Henri II d'Orléans, duc de Longueville, né en iSgS, mort en i663, descendait du fameux comte de Dunois, dit le bâtard d^Orléans, contemporain de Charles VII. Il était hls de Henri I" d'Orléans et de Catherine de Gonzagne. Lorsqu'il épousa, le 2 juin 1642, la sœur du grand Condé, il était veuf de Louise de Bourbon, fille du comte de Soissons.
6. Les doubles conférences à Munster et à Osnabriick, conduites par les comtes de Servien et d'Avaux et par le duc de Longueville, aboutirent, on le sait, le 24 octobre 1648, au glorieux traité dit de Westphalie, qui assura à la France la souveraineté de Metz, Toul et Verdun , de l'Alsace tout entière, sauf la ville libre de Strasbourg, le droit de garnison dans Philipsbourg, etc. Voyez leP. Bougeant : Histoire du traité de Westphalie, et Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent ce traité, 6 volumes in- 12, 1751.
7. Moyennant un prix de trois cent mille livres, c'est-à-dire cinquante mille livres de plus que le duc ne l'avait vendu, par ordre, en i632. Voyez à ce sujet, à la suite des Mémoires, les amères réflexions de l'auteur, dans V Apologie de M. le prince de Marcillac.
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d'Enghien à rarmée, qu'il commandoit sous Monsieur'. Ou attaqua Courtray'. Piccolomini ' et le marquis de Caracène * se présentèrent aux lignes avec trente mille hommes; mais, au lieu d'entreprendre de les forcer, ils se retranchèrent de leur côté , et les deux camps ne furent éloignés que de la portée du mousquet. Les ennemis tentèrent inutilement de jeter quelques secours dans la ville, et ils se retirèrent enfin, trois ou quatre jours avant qu'elle se rendît, pour n'être pas témoins de sa prise. On alla ensuite à IMardick ^. Ce siège fut diflîcile et péi'illeux , par le grand nombre d'hommes qui défendoient la place, et qui étoient relevés tous les jours par des troupes fraîches qui y arrivoient de Dunkerque; leur défense fut célèbre encore par cette grande sortie dont on a tant parlé, où le duc d'Enghien, suivi de ce que le hasard avoit fait trouver auprès de lui
1 . C'est alors que la Rochefoucaulcl emmena avec lui, en qualité de maître d'hôtel, Gourville (alors âgé de vingt et un ans), dont le nom est resté étroitement lié au sien, et qui a laissé des Mémoires fort curieux, que nous avons eu déjà occasion de citer.
2. Ville de Belgique au quartier de Gand , comme on disait alors. Prise par Gassion et le duc d'Orléans, le 28 juin 1646, elle fut reprise par l'archiduc Léopold en 1648.
3. Octave Piccolomini {Picolominr, dans notre manuscrit"), né en 1599, était d'origine italienne. C'est lui qui commandait à Lût£en (1632) le régiment de cuirassiers d'où partit le coup de feu qui tua Gustave-Adolphe. Après Rocroy, il était passé momentanément au service du roi d'Espagne, qui l'avait envoyé dans les Pays-Bas en qualité de général en chef. Nommé feld-maréchal en 1648, puis prince de l'Empire et duc d'Amalfi, il mourut à Vienne en i656.
4. Général espagnol, qui fut gouverneur des Flandres en iGSg.
5. Mardick (dans le manuscrit Mardic), qui n'est plus aujourd'hui qu'une bourgade du département du Nord, à trois lieues de Dunkerque , élait alors une ville forte des Flandres. Celte place fut cédée à la France par le traité des Pyrénées. Sur le siège de Mardick, voyez les Mémoires de Gourville, p. 218 et 219, et Desormeaux. Histoire de Louis de Bourbon, prince de Condé, tome I, p. 3o5 et suivantes.
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d'officiers et de volontaires, arrêta, sous tout le feu de la place , T effort de deux mille hommes qui venoient attaquer un logement sur la contrescarpe et nettoyer la tranchée. On perdit beaucoup de gens de qualité : le comte de Fleix*, le comte de la Iloche- Gu)^on* et le chevalier de Fiesque* y furent tués; le duc de Nemours * et plusieurs autres y furent blessés ; j'y reçus trois coups de mousquet, et je revins ensuite à Paris ^. Monsieur finit sa campagne par la prise de Mardick®, et laissa le commandement de l'armée au duc d'Enghien, qui prit Dunkerque '.
1. Gaston de Foix, comte de Fleix, marié en iGSj à la fille de Marie-Catherine de la Rochefoucauld, comtesse, puis duchesse de Randan : voyez ci-dessus, p. 29, note 6.
2. Henri du Plessis, comte de la Roche-Guyon, fils de Roger du Plessis, duc de Liancourt, et de Jeanne de Schomberg, ne laissa pour héritière de la maison de Liancourt qu'une petite-fille, âgée d'un an et demi, qui épousa, en iGSg, le prince de Marcillac, fils de l'auteur des Maximes. Voyez les Mémoires de Gourville, p. 219, et ceux de Mme de MottevilU, tome I, p. 279 et 280.
3. Il ne faut pas confondre le chevalier de Fiesque, qui inspira un si noble amour à Mlle d'Epernon, la sœur du duc de Candale, avec son frère aîné, le comte Charles-Léon de Fiesque, celui qui figure sous le nom de Pisistrate dans le Grand Cyrns. Voyez les Mémoires de Mme de Motteville^ tome I, p. 280; et V. Cousin, la Société française au dix-septième siècle, tome I, p. 233 et suivantes.
4. Le duc de Nemours (Charles-Amédée) dont il est ici question, et qui fut plus tard (i652) tué en duel par Beaufort, appartenait à cette branche de la maison de Savoie qui s'était établie en France sous François !«'', et qui depuis lors y avait tenu assez bruyamment sa place. Voyez ci-après, p. 21 3, note 4-
5. A vrai dire, il y fut rapporté sur un brancard : voyez les Mémoires de Gourvillc {-ç . 219), où il n'est parlé que d'un coup de mousquet au haut de l'épaule.