N'avoit point paru
2. Retz nous raconte lui-même (tome II, p. i8-3o) comment son zèle, en cette occasion, fut récompensé. La première fois (mercredi, 26 août) qu'il alla au Palais-Roj'al offrir ses services, a le Cardinal, dit-il, sourit malignement, et la Reine se mit en colère, en proférant, de son fausset aigre et élevé, ces propres mots : « Il « y a de la révolte à s'imaginer que l'on se puisse révolter; voilà les « contes ridicules de ceux qui la veulent. L'autorité du Roi y dona nera bon ordre. » Malgré cette rebuffade, Retz sortit de nouveau avec son rocbet et son camail, et fît par les rues cette promenade, semée d'incidents à la fois burlesques et dramatiques, qu'il raconte si complalsamment dans ses Mémoires; mais, quand il revint au Palais-Royal, Anned'Autricbe l'accueillit encore « d'une sorte de souris ambigu, » et finit par le congédier d'un air de moquerie, en disant : « Allez vous reposer, Monsieur; vous avez bien travaillé. » —Voyez aussi, à ce sujet, Madame de Motteville, tome II, p. i56 et p. 179 et