I . A trois kilomètres à l'ouest de Villejuif
a. Retz (tome II, p. 218) dit de même que le convoi, qui venait d'Etampes, ce rentra dans Paris, accompagné — de plus de cent mille hommes, qui étoient sortis en armes au premier bruit qui avoit couru que M. de Beaufort étoit engagé. » Le Journal du Parlement (p. 71) parle de plus de vingt-cinq mille hommes « résolus de se bien battre, si l'on eût eu besoin d'eux. » Dubuisson-Aubenay (p. 104) mentionne aussi cette affaire, et décrit le convoi de bœufs et de moutons. Quelques jours auparavant (aS janvier), Paris avait reçu un convoi semblable, qui inspira à un pamphlétaire une curieuse pièce de vers héroï-comique, adressée à Scarion, et insérée par M. Moreau dans son Choix de Mazarinades, tome I, p. 109 et suivantes. Il paraît qu'en ce temps, où pour ceux de Paris les bourgs de ChaïUot et de Charenton étaient devenus places frontières, c'étaient les pourceaux qui abondaient le plus, ce qui fit manger aux Parisiens, dit une satire contemporaine (fariétés historiques, tome V, p. 10), bien des cochons en carême.
3. Jacques Rouxel de Médavy, comte de Grancey, qui fut fait maréchal de France en i65i. Né en 1602, il mourut en 1680.
et nous étions convenus de nous secourir en cas* que le comte de Grancey vînt attaquer l'un de nous. Il me manda de m'avancer, et qu'il alloit être chargé ; je fis ce qu'il desiroit de moi; mais le comte de Grancey, qui sut que j'avançois, quitta le dessein d'attaquer Noirmoustier, et vint au-devant de moi pour me combattre seul. Le marquis de Noirmoustier lui vit faire ce mouvement; mais, au lieu de faire pour moi ce que j'avois fait pour lui, il continua son chemin avec le convoi, et se mit peu en peine d'un combat qu'il rendoit si inégal par sa retraite. Nous marchâmes l'un à l'autre, le comte de Grancey et moi , avec pareil * nombre de cavalerie , mais très-difTérent par la bonté des troupes ; il avoit de plus deux régiments d'infanterie, comme j'ai dit. Je fis ma première ligne de cinq escadrons, et la seconde de quatre, commandée par le comte de Rozan', frère des maréchaux de Duras et de Lorges*; mais, comme le comte de Grancey étoit éloigné de mille pas de son infanterie, je fis toute la dihgence qu'il me fut possible ^ pour le charger avant qu'elle fût arrivée*. Nous trouvâmes, à vingt pas les uns des autres, une ravine ^ qui nous séparoit ; nous la côtoyâmes deux cents pas pour