I1 s'imagina, (l/i. H, réd. i et a
i36 MÉMOIRES. [1649]
obligeantes que la Reine lui avoit dites à Saint-Germain*, qu'il ne lui seroit pas impossible de lui faire remarquer les défauts du Cardinal et de s'établir auprès d'elle après qu'il l'auroit détruit^. Enfin, quelles que fussent les véritables causes de ce changement, on s'aperçut bientôt de la désunion de Monsieur le Prince et du Cardinal *. Monsieur le Prince résolut alors de* se réconcilier avec les Frondeurs, croyant ne pouvoir mieux détruire^ les mauvaises impressions que l'on avoit de lui*, qu'en se liant avec des gens dont les peuples et la plus grande partie du Parlement épousoient aveuglément les affections et les sentiments. Le nom de Frondeurs avoit été donné, dès le commencement des désordres, à ceux du Parlement qui étoient opposés aux sentiments de la cour'. Le duc de Beaufort, le coadjuteur de Paris, le marquis de Noirmoustier et Laigues, s' étant depuis joints* à cette cabale, s'en rendirent les chefs ; Mme de Chevreuse, M. de Chàteauneuf et leurs amis s'y joignirent^. Ils demeurèrent tous unis*", sous le nom de Frondeurs, et eurent une part très-considérable à toutes les afFai-
1. A Saint-Germain, et par la bonne chère qu'elle lui avoit faite (Mf. H, réd. i et 2.)