‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 192 sur 616 · A toute cette conduite. (Ms. H, réd. i · texte numérisé non relu

A toute cette conduite. (Ms. H, réd. i

4. *Les soins que Monsieur le Prince et Mme de Longueville avoient pris pour cfe mariage. (Ms. H, réd. i et n.)

5. Voyez plus haut, la note 3 de la page yS. — Mme de Motteville parle longuement (tome III, p. ii3 et 114) de ce mariage, « qui, dit-elle, fut fatal à Monsieur le Prince, peu heureux à ceux qui s'épousèrent, douloureux à Mme d'Aiguillon, et nullement utile à Mme de Longueville, qui, dans la suite des temps, elle qui l'avoit fait, ne trouva pas dans le Havre le secours qu'elle avoit espéré; et' il s'en fallut peu enfin qu'il ne causât autant de maux aux François que celui de Paris et de la belle princesse de Grèce en fit aux Troyens. Il se célébra à la campagne, en présence de Monsieur le Prince, qui voulut y être, et qui fit ce que les pères et mères ont accoutumé de faire en ces occasions. La Reine fut donc surprise quand elle apprit que ces noces s'étoient célébrées de cette manière. Elle connut aussitôt avec quel dessein Monsieur le Prince en faisoilj son affaire ; et cet événement servit beaucoup à le ruiner entièrement dans son esprit par le conseil du Cardinal. Sa perte fut alor résolue, comme d'un prince en qui on voyoit de continuelles mar ques d'un esprit gâté. Mais la Reine ne laissa pas de lui faire bonn mine, et le Ministre aussi. »

6. Tourna encore la chose en sorte vers M. le duc d'Orléans (Ms. H, réd. I.)

MÉMOIRES. [1649] i63

sujet de se plaindre de Monsieur le Prince, du secret qu'il lui avoit fait de ce mariage. Ainsi le Cardinal voyant l'affaire assez acheminée pour pouvoir former le dessein de l'arrêter, il résolut de prendre des mesures avec Mme de Chevreuse, sans s'expliquer ouvertement ; mais elle, se servant* habilement de l'occasion, entra plus avant avec lui, et lui proposa d'abord contre la liberté de Monsieur le Pzince tout ce dont il n'osoit se découvrir le premier à elle *. Ils en convinrent donc en général ; mais les particularités de ce traité furent ménagées^ par Laigue, que Monsieur le Prince avoit désobligé * quelque temps auparavant, et qui en avoit toujours conservé un très-grand ressentiment. Ainsi il ne manqua pas de se servir d'une occasion si favorable ^ de le faire paroître, et il eut l'avantage de régler les conditions de la prison de Monsieur le Prince, et de faire connoître^ combien il importe aux peisonnes de cette qualité de ne réduire jamais des gens de cœur^ à la nécessité de se venger.

Tout se disposoit ainsi selon l'intention du Cardinal ; mais il restoit encore un obstacle qui lui paroissoit le plus difficile à surmonter : c'ctoit de faire entrer M. le

Page 1