Il falloit tout à la fois. {Ms. H, réd. i
MÉMOIRES. [i65o] 179
mettre à couvert et le rendre l'un* des principaux moyens^ de la liberté de Monsieur son père, qu'il étoit nécessaire pour ce dessein que Monsieur le duc et Madame sa mère' se rendissent secrètement à Brezé, en Anjou*, prèsdeSaumur. Leduc de la Rochefoucauld s'offrit de les y aller prendre* avec cinq cents gentilshommes, et de les conduire à Saumur, si le dessein qu'il avoit sur cette place rcussissoit; en tout cas, il offrit de les mener® à Turenne, où le duc de Bouillon se joindroit à eux pour les accompagner à Blaye, en attendant que lui et le duc de Saint-Simon eussent achevé de disposer le Parlement et la ville de Bourdeaux à les recevoir. Quelque avantageuse que fût cette proposition, il étoit difficile de prévoir"' si elle seroit suivie ou rejetce par Madame la Princesse douairière, dont l'humeur inégale, timide et avare, étoit peu propre à entreprendre et à soutenir un tel dessein ®. Toutefois, bien que le duc de la Rochefoucauld fût incertain du parti qu'elle prendroit, il se crut obligé de se mettre ' en état d'exécuter ce qu'il lui avoit envoyé proposer. Il résolut d'assembler '"pour ce sujet ses amis, sous un prétexte qui ne fît rien connoître de son iuten-