S'étant assemblé, ordonna. {Ms. H, réd. i et
6. Si le Parlement, non-seulement ne révoquoit ce qu'il venoit de résoudre, mais s'il ne donnoit. {Ms. H, rcd. 2.) — La fin de la
192 MEMOIRES. [i65o]
de Bouillon et de la Rochefoucauld. On crut qu'on dissiperoit * facilement cette émotion en faisant paroître les jurats; mais cela ne fit qu'augmenter le trouble^ par le retardement qu'on apportoit à la demande du peuple'. Le Parlement envoya alors donner avis aux ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld de ce d«îsordre et les prier de le faire cesser. Ils ne furent pas fâchés qu'on eût besoin d'eux en cette rencontre*; mais outre qu'il leur étoit de grande importance ^ que le peuple obtînt l'arrêt d'union et la cassation de celui qui venoit d'être donné contre l'envoyé d'Espagne^, ils craignoient encore que, s'ils paroissoient avoir assez de pouvoir pour apaiser la sédition', on ne leur imputât de l'avoir causée. Ainsi ils résistèrent d'abord à ce que * le Parlement desiroit d'eux; mais enfin, voyant que les choses s'échaufFoient à un point qu'il n'y avoit plus de temps à perdre, ils coururent au Palais, suivis de leurs gardes et de plusieurs de leurs amis. Ce grand nombre, qui étoit nécessaire pour leur sûreté, leur parut capable d'augmenter le désordre. Ils craignirent que tant de gens mêlés ensemble sans se connoître ne fissent naître des accidents qui pourroient porter les choses à la dernière
phrase : « et s'il ne donnoit, etc. », manque dans la réd. i et dans les anciennes éditions.