‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 279 sur 616 · Ne connoissolent pas. (Ms. H, réd · texte numérisé non relu

Ne connoissolent pas. (Ms. H, réd

5. Le parlement de Paris avait, on le sait, la prétention, de par son droit d'enregistrement, de représenter les anciens parlements du Royaume, d'être, comme on disait, une sorte à^états généraux au petit pied. Le président de Mesmes soutenait que les parlements « tenoient un rang au-dessus des états généraux, étant juges par la vérification de ce qui y étoit arrêté; que les états généraux n'agissoient que par prières et ne parloient qu'à genoux comme les peuples et sujets; mais que les parlements tenoient un rang au-dessus d'eux, étant comme médiateurs entre le peuple et le Roi. >> {Journal d'Olivier d''Ornicsson, année 1649, tome I, p. G98, édition Chéruel.) —

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puyerles demandes de la noblesse, et de s'attirer par là le mérite d'avoir procuré le repos public, ils songèrent * seulement aux moyens de dissiper l'assemblée, et crurent avoir satisfait à tous leurs devoirs, en tirant parole de la cour de faire tenir les états six mois après la majorité du Roi *. En suite d'une promesse si vaine, l'assemblée se sépara*.

La cour étoit alors partagée en plusieurs cabales; mais toutes s'accordoient à empêcher le retour du Cardinal*. Leur conduite néanmoins étoit différente : les Frondeurs se déclaroient ouvertement contre lui ; mais

a Cette compagnie {le Parlement), dit de son côté ]Mme de Motteville (tome III, p. 340), est toujours opposée aux états, à cause qu'ils offusquent son pouvoir, et que le mot de tiers état ne lui plait pas. » Voyez aussi Belz, tome III, p. 44» éd. Ch.

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