Aux commencements des partis. {Ms. H, réd. 1 et
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prendre d'attaquer Saint-Maur, et que cette foule , inutile et incommode en toute autre rencontre, pouvoit servir en celle-ci et donner quelque réputation aux affaires. Jamais la cour n'avoit été agitée de tant d'intrigues difTérentes*. Les pensées de la Reine, comme je l'ai dit, se bornoient au retour du Cardinal. Les Frondeurs proposoient celui de M. de Châteauneuf, et il leur* étoit nécessaire à beaucoup de desseins ; car, étant une fois rétabli, il pouvoit plus facilement traverser sous main ceux du Cardinal, et occuper sa place, s'il venoit à tomber'. Le maréchal de Villeroy contribuoit, autant qu'il lui étoit possible, à y disposer la Reine ; mais cette affaire, comme toutes les autres, ne pouvoit se résoudre sans le consentement du Cardinal.
Pendant qu'on attendoit ses ordres à la cour sur les choses présentes. Monsieur le Prince balançoit encore sur le parti qu'il devoit prendre, et ne pouvoit se déterminer ni à la paix ni à la guerre. Le duc de la Rochefoucauld, voyant tant d'incertitude, crut se devoir servir de cette conjoncture pour porter Monsieur le Prince à écouter avec plus de facilité des propositions d'accommodement, dont il sembloit que Mme de Longueville essayoit de le détourner. Il eût voulu aussi * la pouvoir garantir d'aller en Normandie ; et rien ne convenoit mieux à ces deux desseins que de la disposer à s'en aller à Mourond *. Dans cette pensée, il fit voir à Mme
I. ** Partagée de tant de diverses intrigues. (Ms. /f, réd. i et i.) — La réd. I ajoute : ** « qu'elle l'étoit alors. » a. Leur n'est pas dans le ms. H (réd. i et a).
3. Et, s'il venoit à tomber, occuper sa place. [Ms. H, réd. a.)